2. J’allais donc sur une plage de sable fin dont je tairai ici le nom, pour encore tenter de vivre, dans ce moment d’écriture, l’illusoire après midi d’un monde rythmé par des images et des bruits advenant à ma conscience, sans le filtre intellectuel ou moral des jours ordinaires et des convenances sociales, au seul rythme d’une marche que justifiait le plaisir physique d’en inscrire les traces sur cette limite mouvante entre mer et terre ; là où les vagues finissent leur vie dans un lent et profond mouvement d’aller-retour, ne laissant à contempler au promeneur solitaire sans identité et destination que j’étais alors, un mince filet d’écume, de sable et d’eaux mêlées aux bordures bouillonnantes qu’irisait un soleil généreux jouant de l’ombre et de la lum!ère avec de rares nuages égarés dans un ciel uniformément bleu. L’espace et le temps se fondaient en un au-delà du langage où nulle raison, nulle pensée, nulle contradiction, nul sentiment ne s’imposaient à l’intuition de vivre une harmonie aussi parfaite qu’instable, aussi fugitive que mystérieuse — Dans la joie comme dans le tragique. Une poupée de chiffon gisait là, soudain ; nue, sans visage. À quoi bon inventer des histoires : les mots n’y suffiront jamais.
Il eut donc fallu que Monsieur Castaner, dans l’instant même où l’assassinat de quatre fonctionnaires de police fût commis et l’information instantanément diffusée sur tous les médias et les réseaux sociaux, déclarât qu’il s’agissait d’un attentat terroriste perpétré par un islamiste infiltré au sein d’une direction de son département ministériel, pour que le procès d’incompétence, de déni du danger islamiste etc., ne lui soit pas fait dans des termes d’une violence politique inouïe, alors que dans cet instant même, les seuls éléments objectifs dont il disposait — dossier personnel du meurtrier, appréciations de ses supérieurs…— ne lui permettaient pas de le qualifier ainsi.
Dimanche matin ! je sors des Halles ; m’arrête devant l’étal du bouquiniste ; cherche une éventuelle « pépite » ; ne la trouve pas ; continue mon chemin ; arrive à hauteur des premiers mètres de la passerelle enjambant le canal de la Robine ; aperçois la même petite bande de militants, en habits de ville et à visages découverts, en poste depuis des mois, tous les dimanches matin ;
« Narbonne En Commun » (N.E.C) est donc la nouvelle enseigne d’un rassemblement des « forces de gauche » narbonnaises. Des forces qui se limitent, pour l’heure, si on exclu les très confidentielles « Nouvelle Donne », « Mouvement Citoyen Narbonnais », d’abord, et « J’Aime Narbonne » ensuite — le faux nez du PS et d’un rassemblement voulu alors par Jacques Bascou, qui excluait le PCF — se résument aux seuls PS, EELV et PCF.
Illustration cf Éric Landot 02 Oct. 2019 blog Landot et associés.
On s’en doutait un peu, mais voilà qui ne sera plus tenu au « secret professionnel » en usage dans les relations entre architectes et collectivités locales.
« Elle dort. Longuement je l’écoute se taire.C’est elle dans mes bras présente et cependantPlus absente d’y être et moi plus solitaireD’être plus près de son mystèreComme un […]
Le soir du premier tour, tout était écrit.Le Rassemblement National en tête.Horizons en embuscade.Et le Parti socialiste arc-bouté sur son maintien. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]
Ils cherchent des maîtres.Ils disent chercher du sens. Chez Jean-Luc Mélenchon, ils trouvent une voix. Forte. Tranchante. Rassurante.Elle dispense de douter. Elle dispense de penser. […]
La scène se passe à Bondy. Jean-Luc Mélenchon parle des socialistes. Il ne les combat plus, il les évalue. « Ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter », dit-il. […]