Manifestation « vigneronne » à Narbonne : Une belle campagne de « com » !

Photo tirée de l’article de Vincent Pousson, en lien et en fin de ce billet.


Hier après-midi, la place de l’hôtel de ville de Narbonne était noire de monde. Celui de la viticulture languedocienne et audoise, principalement. Plus précisément celle représentée par le syndicat des vignerons de l’Aude, l’organisateur de ce rassemblement, dont les adhérents viennent du secteur coopératif. L’objectif ? « Peser sur les candidats à la magistrature suprême » ; et dénoncer surtout les importations de vins espagnols considérées comme étant à l’origine de leurs « difficultés ». Il y avait aussi, évidemment, en tête de gondole, tous les élus, ou presque, du département : députés, maires etc…, revêtus de leurs échappes tricolores, pour cautionner le tout, y compris, la «casse » de fin de « manif » habituelle qui, classiquement, dans une division du travail parfaitement orchestrée, ponctue ce genre de «révolte » vigneronne. Et comme s’il n’y avait d’autre légitimité que celle de l’histoire pour justifier ces violences, tous les commentateurs, et participants, de les situer dans la continuité historique « du Midi rouge et sa légende dorée des « luttes viticoles », des cartes postales de 1907, des photo-reportages de 1976, des stèles et des reconstitutions historiques subventionnées… », comme l’écrit si justement Vincent Pousson.

Hier, était commémoré le 146e anniversaire de la Commune de Narbonne…


C’est dès le 20 mars 1871, à la nouvelle de l’insurrection parisienne – le 18 mars 1871 –, que le club de la Révolution tente d’engager Narbonne dans le mouvement et demande au conseil municipal, majoritairement constitué de républicains modérés, de ne plus reconnaître le gouvernement de Versailles et d’armer immédiatement la Garde nationale. Mais le conseil municipal refuse de se réunir. Finalement, le 24 mars, le commandant de la Garde nationale est autorisé à distribuer une certaine quantité de fusils à ses hommes. Rapidement, le bruit court que des armes sortent de l’Hôtel de ville. La distribution dégénère.

Philippe Saurel « En Marche » vers le Ministère de l’Intérieur ! C’est tout ?

Le croquis de la semaine de Denis Carrière : Philippe Saurel « En Marche » vers le Ministère de l’Intérieur ! C’est tout ?

 
 
 

Vous pouvez agrandir l’image en cliquant dessus. Tous les croquis et caricatures de Denis sont disponibles en cliquant sur Denis Carrière, en rouge, en haut et à gauche.

 
 

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Philippe Saurel, en « Roi modeste » de la Métropole, se voit déjà Ministre de l’Intérieur de la République !


Hier, en début de soirée, au journal « régional » de FR3, courte séquence avec en vedette Philippe Saurel. Il prenait son « petit déjeuner » organisé par la lettre M, en compagnie de 150 chefs d’entreprises inquiets de la perte, par Montpellier, de son statut de capitale régionale, paraît-il ! Comme si le statut en question était le principal facteur pris en compte par des investisseurs privés et/ou publics, et nos 150 entrepreneurs soucieux et déprimés au point de ressentir l’irrépressible besoin d’être rassuré par monsieur Saurel en personne… Quel ridicule !

Pourquoi je ne crois pas à une sélection « éthique » en mai 2017 !

Les onze candidats à l’élection présidentielle. | AFP / REUTERS / OUEST-FRANCE


À lire et écouter certains commentateurs, ce matin, je me demande si l’on vit dans le même monde. Ils semblent en effet découvrir que la violence et les affaires « pourrissent » la vie politique, délégitiment leurs acteurs et, conséquemment, mettent en danger la République et ses institutions. Comme si les cinq qui ont précédé celle ouverte par l’actuelle Constitution n’avaient jamais été souillés par des conflits d’intérêts, des emplois fictifs familiaux, des financements occultes, des cadeaux d’amis, des costumes, des « voyages culturels », etc.

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