Ségo and Sarko

En France, l’actualité politique du jour, se résume à la dernière sortie de Ségolène. Mais qu’a-t-elle donc dit qui ait retenu l’attention de l’ensemble des médias ? Rien de particulier qui nous renseigne sur le contenu de son programme présidentiel. Mais, à l’inverse, en prenant à partie une jeune militante socialiste en public, beaucoup sur son caractère. Elle serait hautaine et supporterait difficilement la contradiction, nous serinent en chœur les médias de Panurge ? Ah bon ! Quel scoop ! Il y a longtemps que madame Royal me fait penser à Marguerite, la petite dame de fer anglaise. Après tout, est-ce que les Français ne sont pas en attente de ce type de personnalité au caractère bien trempé ? Sarko et Ségo me semblent bien y répondre… Et je ne vois pas pourquoi on devrait les en priver… Même si, à gauche, ma préférence va plutôt à D.S.K.  

 

 

Trois petites notes…

1) Salle des foudres, au château de Montplaisir.L’association A.C.I.E.R réunit autour des directeurs des maisons de l’emploi de Narbonne et de Béziers, et des directeurs de l’A.N.P.E des mêmes territoires, des cadres à la recherche d’un emploi.Une centaine de personnes dans la salle…Une illustration supplémentaire de la réalité vivante d’un espace économique et social cohérent: le Triangle d’oc.

2) Mon billet de dimanche a touché. Il faudrait donc condamner G.Frèche pour ses " sous-hommes " et se taire "pour la "poubelle de l’europe" d’I. Chesa.Pourquoi donc? Elle serait gentille, il serait méchant.Idiot! Sauf à être de mauvaise foi, ni l’une et ni l’autre ne peuvent être taxés de complaisance envers ce cancer qu’est le racisme.Leur engagement en témoigne.Mais il est des mots qui tuent.Et quand ils sortent,en proie à la surexcitation "affective" de leurs auteurs, il faut les brûler.Vite, et sans ambiguïtés…

3) Eclairer le réel est l’essence et le devoir du politique . L’exercice est difficile…

On vit au dessus d’un volcan.

Narbonne 39, Castres 17. Un score sans appel pour un match qui aurait du se terminer à la vingtième minute.

Face à un vent violent et facétieux, les joueurs narbonnais nous ont offert en effet, pendant cette première moitié du premier acte, un bien beau rugby. Un rugby inspiré et précis, limpide, qui fait de ce jeu, ainsi pratiqué, le plus beau des sports collectifs.

De là à crier au « Sublime » et au « Magique », comme Monsieur Bouldoire ( Indèp du 17 septembre, pages sports). Faut pas charrier quand même!

Ça me rappelle la remarque de R.Musil, dans l’homme sans qualité, à propos d’un cheval qualifié par un âne de génial.Après ce coup d’Etat linguistique, notre auteur n’utilisera plus ce terme.Et doutera de tout art à prétendre au génie… Si un cheval en a, alors ,à quoi bon une œuvre !

Cela dit, je préfère cette emphase, assez innocente, à celle franchement meurtrière de Monsieur Parra (Indèp du 17 septembre, page Narbonne) qui, lui" transperce, déchire, plante en plein cœur, enfonce jusqu’à la garde… désosse… " Et, pour finir : « les acheve… » Une vraie boucherie !

Un vocabulaire qui signale bien la nature essentiellement violente de tout sport collectif. Maîtrisée et disciplinée par le travail et le talent, c’est vingt minutes de bonheur. Sans principes et sans valeurs pour l’ordonner, c’est un champ de bataille : deux fois deux cartons jaunes à la 53ème et 55ème minute. Et un public au diapason : « On est chez nous, on est… »

Le rugby comme métaphore de la société.Qui me fait penser que l’on vit au dessus d’un volcan…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noir ou Rouge…

Tout le monde s’en prend à Marcel Raynaud, notre président cathare. Il accorderait des faveurs à ses proches amis politiques. Ce que faisaient aussi certains papes, et que la langue a consacré par le substantif : népotisme. Pour le premier des cathares audois, se faire ainsi admonester au motif d’abus quasi papal au profit de membres de sa famille politique a dû le crucifier. En l’espèce, le procès en inquisition qu’on lui fait est injuste. Où a-t-on vu, en effet, un sénateur recruter une assistante parlementaire par concours et qui, de surcroît, serait une adversaire politique ? Dans les « guignols de l’info », peut-être ! La démagogie à ce niveau de mauvaise foi se rapproche dangereusement du journalisme « people ». Non, plus sérieux me semble le reproche, qui lui est aussi adressé, de cumuler les mandats de  sénateur et de président du Conseil Général. Il est vrai qu’avant, Marcel, en bon progressiste, était contre. Et qu’aujourd’hui, en nouveau conservateur, il est pour. Danger ! C’est avec ce genre de comportement que l’on donne à nos concitoyens l’idée que la politique n’est qu’un théâtre d’illusions. Une farce… Et que pourraient leur venir à l’esprit d’envoyer tout ça « cul par dessus tête  » en plongeant dans le vide abstentionniste.Pour le plus grand profit des partis de l’extrême. Noir ou Rouge…

La mauvaise humeur de Patrick Nappez!

NarboPatrick Nappez est décidemment incorrigible. Michel Moynier s’inspire-t-il d’expériences de déplacements urbains alternatifs à la voiture individuelle réussies en Suède, que notre journaliste en déduit qu’il rechercherait une caution social-démocrate pour camoufler sa proximité politique avec l’U.M.P. Diantre !

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