Pendant que les attentats terroristes de Paris occultaient le reste de l’actualité, l’institution la plus inutile du pays procédait, à son renouvellement. Syndicats, associations, gouvernement et partis au pouvoir ont discrètement désigné les 233 membres du Conseil économique, social et environnemental(CESE), dont 40 personnalités qualifiéesdésignées par le gouvernement. Inutile de préciser que ces 40 sièges sont particulièrement convoités et soigneusement distribués par l’exécutif (1). L’institution compte aussi une soixantaine de personnalités associées qui contribuent à l’élaboration des fameux rapports et études, consacrés pour certains à l’agriculture familiale, la micro finance dans les départements d’outre-mer, ou encore l’extension du domaine maritime.
Le lendemain du premier tour, j’écrivais ceci: « Ce premier tour des régionales est aussi le premier tour des présidentielles. Mais en 2017, il n’y aura que deux candidats au deuxième tour… aujourd’hui, la gauche est en position d’être éliminée… » Nous sommes à la veille du second tour des régionales, et la situation dans le NPDP et PACA, avec le retrait pur et simple des listes PS, est l’exacte préfiguration de ce scénario. Un esprit cynique verrait, dans la décision prise par le couple exécutif et la direction du PS de retirer ses listes, la volonté de fluidifier les électorats de gauche et de droite, dimanche prochain, pour les amener à se mobiliser ensemble, en 2017, contre les seuls candidate FN .
Coup de gueule! Insupportable de lire sur les réseaux sociaux et entendre sur nos ondes des propos du style: « Si le FN et le vote FN sont anti-républicains, immoraux, dangereux, maléfiques, et j’en passe, pourquoi l’autorise-t-on à se présenter? » et/ou : « les électeurs et les dirigeants du FN sont des cons, des illettrés etc… » en excipant ce genre de sources:
En 2010, sur les deux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, le FN frôlait à peine les 11%. Il vient de tripler son score: 32 %! Les Socialistes, alliés et dissidents, dépassaient au 1er tour les 40 % en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en 2010. En cinq ans, 16 points perdus: 24% ! Les écologistes et l’extrême gauche, toujours en 2010, dépassaient les 20 % au 1er tour, 10 %, en 2015. Deux fois moins! Quant à la droite amenée par Dominique Reynié, elle n’atteint même pas 20 %. Un point de moins qu’en 2010, où elle approchait les 21 %.
La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]