Tous les regards sont, depuis des semaines, tournés vers Athènes . Et le débat fait rage, à Paris, entre les soutiens de la politique menée par Tsiprias et ceux qui la contestent. Les premiers, qui se font le plus entendre, poursuivent une « guerre idéologique et politique » dont le véritable champ de bataille est en réalité la France, et la cible la politique conduite par son exécutif. Un rassemblement de « forces » aussi hétéroclite que contradictoire, qui va, comme en Grèce, de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par les souverainistes de tous bords, jusqu’à de larges couches militantes au sein même du PS. Une mobilisation qui a l’intérêt d’exprimer, en creux, la crainte bien réelle, de voir notre pays se retrouver un jour dans une situation économique et financière voisine des Grecs. Je sais bien que l’on me fera le procès habituel, ce disant, d’un « amalgame odieux » et de me faire le porte-parole, forcément « zélé » de la « finance internationale »- que l’on hésite encore à présenter comme étant à l’origine d’un complot contre les peuples et la démocratie – cela ne saurait tarder -, mais les faits politiques sont bien là; et ils sont têtus, disait a juste titre Lénine. Les faits, et les chiffres… Quelques uns pour rafraîchir les esprits, en ces temps de surchauffe médiatique concentrée sur la Grèce…
Pourquoi ma radio, toujours bloquée sur France Culture ou Radio Classique, avant-hier matin, à 9 heures 30, l’était sur Europe 1? Sous la douche, pourtant, j’ai laissé le flux aller par curiosité. Un supplice, jusqu’à ce que j’en finisse enfin avec ma barbe du jour. À hurler de bêtise. Le sujet traité, en continu, ad nauseam: la fin supposée des Guignols de l’info. Avec, en boucle, les réactions attendues de l’ensemble de la classe politique et médiatique , extrêmes compris: Mélenchon, Collard etc…
Le 30 juin, j’écrivais ceci, en conclusion d’un billet où je faisais l’analyse des conséquences, à gauche et à droite, d’une candidature de Philippe Saurel aux prochaines régionales de 2015: « En attendant un plus de lumières radicales, ce que l’on peut déjà dire est que cette nouvelle « offre » rebat les cartes du traditionnel jeu politique des régionales. Sa nouveauté, la personnalité de Philippe Saurel, ses succès politiques contre les partis traditionnels, le contexte national … correspondent en effet à une vraie demande de renouvellement politique. La probabilité qu’il fasse un « joli carton », en décembre, est donc très élevée. Et le PS, qui considérait cette grande région quasi acquise à sa tête de liste Carole Delga, doit aujourd’hui commencer à s’inquiéter. Très sérieusement! La victoire de Saurel contre son candidat officiel à Montpellier et ses succès aux cantonales sont encore dans toutes les têtes… » Aujourd’hui, je lis les résultats d’un sondage dans le Midi Libre qui confirme mon propos. 9% des intentions dans la grande région, dont 14% dans le seul Languedoc-Roussillon, alors qu’il n’a pas commencé sa campagne et que Carole Delga et le PS, dans un contexte politique national catastrophique, l’arpente dans tous les sens depuis des mois, mais ne décolle pas et plafonne à 23%. Clairement le PS n’est pas majoritaire à gauche, et rend, en toute hypothèse, son éventuelle présidence problématique. Si le PRG de monsieur Baylet rejoignait Philippe Saurel, ce que je pense, et si la coagulation des centres, de droite et de gauche, se réalisait sur son nom, comme à Montpellier, il serait en situation de « faire » la présidence de la future grande région. J’y vois aussi, dans ce scénario, une expérimentation grandeur nature de ce dont rêve un Manuel Valls: la constitution d’un grand parti démocrate. A-t-il tout fait pour dissuader Saurel de se lancer dans la course des régionales? Je ne le crois pas. Bien au contraire!
Comme attendu, c’est Hélène Giral, adjointe chaurienne et vice-présidente sortant du conseil régional qui conduira la liste du PS… et de ses éventuels alliés, au premier et au second tour des régionales de décembre 2015. Assurée d’être élue, les suivants sur la liste qui a été adoptée par la commission fédérale lundi, le sont moins. À partir du cinquième nom, en effet, on peut oublier les autres, qui n’ont pas ou peu de chance d’être élus. Et, dans ce peloton de tête, il faudra bien faire aussi de la place aux éventuels alliés, le moment venu.
Le grand concours de la démagogie électorale est ouvert. Après le « cinquième niveau territorial » alaryen, la transhumance des futurs conseillers régionaux entre Toulouse et Montpellier, de Carole Delga, l’arrêt de la fusion promu par Dominique Reynié, voici le statut particulier des Verts pour la Catalogne Nord. Et pourquoi pas, tant qu’on y est, rénover les châteaux Cathares pour en faire des « Paradors » et imposer le l‘Occitan et le Catalan comme langues officielles de la future Assemblée Régionale…
La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]