Ah,ces dépenses publiques! La Cour des Comptes ne cesse d’en dire qu’elles sont trop importantes, en regard de la richesse produite; trop coûteuses pour beaucoup , inutiles pour certaines ; quand elles ne sont pas de simples budgets d’agrément pour des élus soucieux d’améliorer leur confort quotidien, leur train de vie, l’image qu’ils se font d’eux mêmes et de leur politique ou de combler leur désir de parcourir le monde sous couvert de coopération et de culture. Rien n’y fait ! loin de baisser, elles montent, comme les impôts qui les financent. Inexorablement ! Elles seraient incompressibles et correspondraient au juste prix de notre système démocratique et social, nous expliquent élus et experts de la vieille école keynésienne. Ce qui fait d’un pays comme le nôtre le champion du mode par son nombre d’élus par habitants et du département de l’Aude le champion de France par son nombre de fonctionnaires territoriaux par heures travaillées. Mais ce n’est pas de cela dont je voudrais vous entretenir, mais de ces dépenses d’agréments aussi inutiles au plan économique et social que scandaleuses au plan moral. Comme celles relevées par la Chambre Régionale des Comptes dans les budgets de la ville de Montpellier. Que montrent ses rapporteurs ? Eh bien que nos élus aiment les séjours lointains et fort coûteux. 14 voyages en 2008, 17 en 2009, 24 en 2011 dans 38 villes de pays différents : Pékin, Montréal , Fès, San Francisco, l’exotique Guadalajara, Nagoya etc… pour y visiter foires agricole, musées , ou participer à des compétitions sportives, notamment … 500 000 euros sur 2009-2011 ! Cette gabegie, qui devrait faire monter le rouge au front de nos édiles s’ils avaient seulement un brin de conscience civique à l’égard de nombre de leurs concitoyens vivant dans la précarité et la misère, projetez la à l’échelle de l’ensemble des collectivités du pays et vous aurez une idée des sommes qui pourraient être économisées sans drames ni grandes difficultés. De ce genre, il y en a beaucoup d’autres. A défaut des élus et de leurs collaborateurs pour ce faire, je suis finalement persuadé qu’un comité de citoyens dédié à cette chasse aux gaspis ferait la démonstration d’une plus grande efficacité et d’une plus grande motivation. Après tout , ne nous vante-t-on pas les mérites d’une société participative ? Qu’on ne nous raconte donc plus de sornettes sur ce sujet ! Et que l’on cesse enfin de nous prendre pour des imbéciles…
L’axe Elysée/Matignon/Le Monde tente d’allumer désespérément des contre feux afin de noyer l’incendie politique provoqué par la catastrophique gestion Hollandienne de l’expulsion de la famille Dibrani. Mais la recette anti-américaine classiquement proposée au « peuple de gauche » pour lier toutes ses composantes ne prend plus. Elle file! De « l’espionnage » dont nous ferions l’objet (j’en tremble quand j’ouvre mon ordinateur ou téléphone à mon petit fils) dont ce journal en fait sa » Une « et Fabius un coup de sang, tout le monde s’en moque . Obama le premier ! Qui se marre en nous rappelant que ce n’était un secret pour personne, qu’il allait continuer et que venant de « l’un des plus grands bastions de l’espionnage au monde » il n’en avait finalement rien à cirer.
Les médias n’y ont pas prêtés attention, mais le retour de Bayrou vers Borloo et un centrisme d’opposition ancré à droite, d’une part, et le mouvement des Verts, comme à Rennes, Nîmes, Grenoble, Cholet, Clichy-la-Garenne, vers le parti de Jean-Luc Mélenchon dès le premier tour aux prochaines municipales, illustrent beaucoup plus qu’une érosion de la base électorale du gouvernement. Cela ressemble fort en effet à un naufrage, que souligne à sa manière l’impopularité record de François Hollande – il n’est pas besoin ici d’insister ! Dans ce contexte, pour sauver ses positions de pouvoir à défaut de son hégémonie culturelle , la gauche de moins en moins plurielle et de plus en plus limité au PS, n’a plus d’autre choix que de parier sur des triangulaires aux prochaines municipales et de conséquemment installer Marine le Pen et son parti au centre du débat politique. Ce qui est méthodiquement fait ! Aidé en cela par une réalité économique et sociale anxiogène, une politique fiscale brutale au plus grand nombre… une droite éclatée et une UMP divisée dont les principaux leaders s’organisent, en se différenciant par des postures et des petites phrases, pour la prochaine présidentielle. La question est donc de savoir s’il n’est pas déjà trop tard pour endiguer une déferlante Le Pen en 2014 , comme nous le prédisent tous les instituts de sondages ; et si l’on est en droit d’espérer ensuite un véritable sursaut, comme nous le suggèrent tous les docteurs Folamour ? Encore faudrait-il, pour que ce scénario ait quelque crédibilité, qu’apparaisse ou se révèle , puisque nous sommes dans une monarchie républicaine, une » personnalité » capable de proposer aux Français un récit clair, cohérent et courageux, plus qu’un programme électoral, qui soit capable de faire sens et de les rassembler. Or, si les circonstances s’y prêtent, à l’inverse, ceux qui prétendent y répondre, ne le sont pas , ou pas encore. Là réside le fond de mon pessimisme politique, tout en sachant, parce que ce pays décidément ne changera jamais, que c’est toujours au bord du gouffre qu’il prend conscience de l’état dans lequel il se trouve. Sans doute ne nous y sommes pas encore !…
La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]