Contraindre la volonté politique.

   

 

 

 

Politiques et médias nous le rabâchent sans cesse : la crise des finances publiques de pays de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, Italie…), crise qui n’épargne pas la France, serait une fiction orchestrée par les agences de notation et les « marchés » ! C’est évidemment fort simple et conséquemment faux ! Comme si un thermomètre pouvait être à l’origine d’un accès de fièvre et les cotisants à la Sécu responsables de l’état clinique des français, par exemple. En réalité, si les détenteurs de capitaux : fonds souverains et établissements financiers et bancaires ne veulent plus de « papiers » émis par des Etats surendettés, ou alors au prix fort, c’est qu’ils doutent fortement de leurs capacités à les rembourser. Et on ne peut leur reprocher à la fois leur tiédeur (ils ne veulent prendre aucun risque) et leur irresponsabilité (ils ont prêté sans discernement), pour les présenter ensuite, face à l’opinion, comme les seuls responsables de budgets publics perclus de dettes depuis plus de trente ans par des gouvernements et des majorités de gauche comme de droite. Des responsables politiques qui, aujourd’hui, jouent la défausse pour n’avoir pas à rendre des comptes sur la démagogie de leurs engagements électoraux et des politiques mises en œuvre. Une démagogie de surcroît protégée par une impunité qui les absout de toute poursuite et de toute sanction même dans le cas de situation de quasi faillite comme en Grèce. Un pays, et d’autres demain, où le peuple paye au prix fort la gabegie de ses dirigeants pendant que ses derniers continuent de jouir de leurs privilèges. Il y a là quelque chose de scandaleux d’autant qu’on imagine aisément ce qu’il adviendrait d’un ménage ou d’une entreprise gérés de manière tout aussi irresponsable. Pour ces raisons, il est impératif que la volonté politique soit contrainte, et qu’elle le soit par la plus haute des normes juridiques : la Constitution, afin de l’obliger à l’équilibre budgétaire. Il en va de l’intérêt public et de la crédibilité de nos dirigeants…Comme de la simple morale !

Un privilège de caste: le cumul des mandats.

     

Sénateurs et députés cumulant des mandats vont pouvoir continuer à distribuer une partie de leurs revenus parlementaires aux élus de leur choix. La majorité sénatoriale a supprimé, lundi 11 juillet, un amendement passé quelques jours plus tôt à l’Assemblée par le député René Dosière, qui obligeait les élus qui dépassaient le plafond légal d’indemnités perçues au titre de leurs différents mandats à reverser le surplus à leur collectivité. Et ce après que le Sénat a décidé d’attribuer une prime de 3 531,61 euros aux sénateurs, somme correspondant, selon un document de la questure, « à un rattrapage exceptionnel sur un complément d’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin ».

L’explication de Gérard Larcher, président UMP du Sénat :« . « La démocratie, ça a aussi un prix ! Il faut que des parlementaires soient indemnisés ». Ben voyons ! A ce niveau d’aveuglement on se demande si, au-delà d’un certain seuil de cumuls et d’indemnités on accorde encore du prix à la décence la plus élémentaire. Qu’on en finisse donc avec cette exception politique française du cumul des mandats ! Qui, pour l’heure, hélas !, ne figure dans aucune des propositions présidentielles des très nombreux candidats potentiels. Le signe manifeste d’une caste qui ne craint plus quelque «  nuit du 4 août ». Jusqu’à quand ?

 

 

 

Eléments d’un langage refoulé.

 

Dimanche : « Ce n’est pas le Dominique que je connais. C’est un complot. Il doit être présumé innocent ! »

Lundi : « C’est un séducteur, un dragueur. On lui a tendu un piège. Il doit être présumé innocent !

Mardi : « C’est un séducteur impénitent, un dragueur compulsif, souvent lourd et pressant, parfois à la limite du harcèlement, et très porté sur le sexe…C’est une conspiration. »

Dans cette unanimité politico-médiatique, la seule position équilibrée, dès lundi, est venue de Cécile Duflot : « la justice pour la jeune femme qui a porté plainte pour des faits qui, s’ils sont avérés, sont très graves. La justice pour Dominique Strauss Kahn qui bénéficie de la présomption d’innocence ».

Mercredi : Ou plutôt depuis hier soir seulement, un timide rééquilibrage s’opère en direction de la présumée victime.

Trop tard ! Le parti du Bien et de la Vertu est mis à nu par l’explosion en plein vol de son « candidat » naturel,la presse et les médias vilipendés pour leur complaisance,et la classe politique toute entière accusée de complicité.

Le New York Times,lui,face aux critiques françaises sur le traitement fait à DSK par la justice américaine,pose une seule question : « Si cette affaire s’était produite en France,que ce serait-il passé ? ». On imagine d’ici un commissaire du premier arrondissement de Paris dans ce genre de situation ! Et on étouffe de rire…

ll est des moments qui révèlent le refoulé de notre arrogance nationale. Celui d’un pays qui n’en peu plus de masquer sous une rhétorique républicaine et sociale des mœurs et des pratiques politiques d’ancien régime.   

 

 

L’offense aux Rois de Majorque.

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Une image, une seule pour symboliser l’arrogante vulgarité du  » politique « . Sa paranoïa! Il paraît même que cet emplâtre est éclairé la nuit par trois grands projecteurs.Un comble! Ainsi va l’histoire qui du Palais des Rois de Majorque en fait désormais celui d’un Roitelet de Conseil Général. On n’arrête pas le progès! celui de la bêtise et de la laideur.

 

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