Ce reportage (à partir de la minute 28), sur la commune de Fleury (4000 habitants), où il est fait état, entre autres spécialités, d’une situation où ses 120 fonctionnaires territoriaux travaillent en moyenne 3 semaines de moins que leurs collègues des autres collectivités locales de la France métropolitaine. Autre singularité locale : l’absenstéisme : 38 jours par agent en moyenne, contre 22 au plan national (coût pour Fleury : 700 000€ !) Un reportage où le maire, Guy Sié, fait montre d’un grand sens de l’humour. Les premières images, notamment, sont à se tordre de rire…
Les grands panneaux publicitaires marchands qui flirtent avec le secteur sauvegardé du centre-ville sont des oeuvres d’art, comparés à ceux qui désormais sont installés par les services municipaux aux abords de chantiers, réels ou imaginaires, ouverts par la Ville. On se souvient peut-être encore de cette affreuse enseigne quillée sur une « bitte » urbaine en béton de plusieurs quintaux déposée à quelques dizaines de mètres de la place de l’Hôtel de Ville (comme en offrande aux touristes de passage).
Quand j’ai vu cette touchante affiche animalière placardée sur un des nombreux petits panneaux publicitaires qui décorent les rues de ma ville, j’ai tout de suite pensé à une charmante allégorie de la vie politique locale (pas seulement !) ; vite recouverte cependant par un vague sentiment de tristesse à l’idée de voir ces inoffensifs animaux, savants ou pas, donnés en spectacle à d’anonymes visiteurs. Puis m’est venu le souvenir (allez donc savoir pourquoi !) des campagnes d’explications données par les maires d’alors pour convaincre leurs administrés de l’impérieuse nécessité de construire ce genre d’équipement dits « structurants » (Vous remarquerez l’usage constant de ce qualificatif « structurant » dans le vocabulaire politique, au point d’ailleurs de le vider de tout sens, ce qui n’a aucune importance, son intérêt étant de sonner comme marteau sur l’enclume).
Samedi, nous recevions jean-Claude Julès et moi, sur radio Grand Sud FM, à Radio Barques, Jacques Bascou, le président du Grand-Narbonne. L’occasion de lui demander, entre autres, qu’elles étaient ses intentions politiques pour les échéances politiques locales à venir (et plus précisément les élections municipales de 2020.)
Vendredi, le RCNM reçoit Angoulême. L’occasion (indirecte) de revenir sur les moeurs et pratiques institutionnelles de la « classe » politique locale. Mais avant d’en venir aux conclusions que je tire de cette préliminaire constatation, il est bon de faire un petit point sur ce que tout le monde ne sait peut-être pas, à savoir que le Stade du Parc des Sports, outre le fait qu’il ne répond pas aux normes du label établi par la Ligue Nationale de Rugby (ce qui prive le RCNM d’une subvention annuelle de 200 000 €), ne dispose ni d’une tribune officielle, ni de loges (si j’en crois les spécialistes de la question) du niveau de celui exigé par de grands sponsors, notamment. Pour faire court, il faudrait investir environ, au minimum, 5 millions € pour faire de cet actif appartenant à la Ville un outil adapté aux conditions modernes d’exercice d’un sport devenu professionnel et drainant un public de fidèles supporters (sauf à faire du RCNM, un objet d’étude pour quelque « érudit » local, évidemment.)
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