Contre-Regards

par Michel SANTO

Les Barques à travers les films de Jean Eustache (1938 – 1981)

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De 1951 à 1957, Jean Eustache habitait Narbonne place Albert Thomas (actuelle place des Quatre-Fontaines). Il se souvient de son adolescence narbonnaise dans un court métrage tourné dans notre ville l’hiver 1965-1966, Le père Noël a les yeux bleus, avec Jean-Pierre Léaud, et dans un film réalisé durant l’été 1974, Mes petites amoureuses avec dans les rôles principaux Martin Loeb et Ingrid Caven.

À Narbonne, les terrasses affichent complètes ?!

 

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Cette phrase de Gaëtan Delafolie trouvée dans son article sur la ” braderie ” de Narbonne,  lu , ce matin, dans l’édition de la même ville du Midi Libre de ce jour : “Jeudi 1 août, à midi, les terrasses affichaient toutes complètes.” Complètes, bigre ! Complètes, elles l’étaient sans doute les terrasses, mais peut-on dire, sans blesser l’oreille et l’usage, qu’elles affichaient complètes ? Même précédées de toutes, les dites terrasses n’affichaient qu’un seul et même message : complet ! non ? Ce soir là, sur les Barques, les commerçants du centre ville donnaient concert. Le Rive gauche aussi, 50 mètres plus loin. Cacophonie ! Bouillie sonore fortement dosée en violents décibels et pauvres onomatopées anglo-saxonnes. Une purée aux accents d’ici. Incompréhensible aux oreilles d’un hooligan analphabète et beurré… Une affiche de folie, Gaëtan ! Les terrasses étaient clairsemées. Le complet, quoi !

L’identité romaine de Narbonne n’existe pas !

 

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La presse locale de ce matin rend compte des résultats d’une étude réalisée ( par qui au fait , et à quel prix ? ) sur l’offre et l’image touristique de Narbonne. Rien pour me surprendre, puisqu’elle valide ce que j’écrivais en décembre 2009 ( ! ), à savoir que son identité romaine  n’existait  pas dans l’esprit de ses visiteurs. En effet, disais je : ” Si la romanité de Narbonne est bien avérée au plan historique, son patrimoine antique réel, lui, est malheureusement très pauvre. Il se résume en une collection de « pierres », certes intéressante, mais qui ne saurait rivaliser avec « la maison carrée » et « les arènes » de la préfecture nîmoise: des trésors qui illustrent tous les livres d’histoire de la planète traitant de la période romaine. S’il doit donc se faire un musée de la romanité en Languedoc-Roussillon, c’est bien dans la capitale gardoise . Narbonne, a bien d’autres atouts, avec notamment son ensemble monumental autour du « palais des archevêques ». Un « bijou » négligé,  mal entretenu et insuffisamment mis en valeur. Alors, plutôt que de courir à grands frais après une « romanité » qui jamais ne pourra rivaliser avec celle de Nîmes, nos élus seraient plus avisés de concentrer leurs énergies intellectuelles, politiques et financières sur le cœur de ville narbonnais . “

Fallait-il donc consacrer autant de ressources intellectuelles (!) et financières pour se rendre à cette évidence ? C’est dire l’urgence, maintenant que le Musée Régional de Narbonne Antique ( MURENA ) a été lancé par la Région dans un quartier périphérique de la ville – et pas encore sorti de terre – à repenser ses futures  relations , disons culturelles et urbaines, avec son centre historique et son ensemble monumental. Ce qui ne fait aucun doute à présent, pour ceux qui voulaient se persuader du contraire, à gauche et à droite , c’est qu’il est vain de  concurrencer Nîmes sur le thème de ” l’identité romaine “. Le chantier est ouvert…

Découvrir Narbonne, l’été ! Les Barques …

 

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Photo Michel Santo

Les Barques de Cité, ce matin. Tout est calme avant le feu du midi. Ombre et fraîcheur… L’espace est désormais ouvert sur la Robine et le cours Mirabeau. Plein champ sur la ville ! Un coup d’oeil suffit pour que s’offrent Bourg et ses Halles. Le Pont des Marchands aussi. L’espace est fluide, élégant ! Un miroir aux lignes fines ; un coeur recréé  . Qui le rend plus léger et le met en beauté. Comme jamais ! J’aime, le matin, ses jeux d’ombre. Le passé s’y mêle. Qui rend ces Barques encore plus belles… Les voix sont restées à peu près pareilles. Quelqu’un vient de passer. Il reste un soupir…