C’est dans ces jours du mois de décembre que le souvenir de ma tante Dolorès s’insinue dans le vague de mes pensées et finit par imposer sa lumineuse présence. Je la revois préparer et confectionner ses mantecaos dans cette pièce étroite au plancher branlant qui servait de cuisine et de salle à tout faire : manger, laver les corps et le linge ; de chambre aussi à l’occasion quand s’installait chez elle un cousin venu du village de mon grand-père, Cox.
Lundi dernier, je me suis arrêté comme je le fais habituellement lors de mes longues promenades urbaines, devant la boîte à livres du Jardin de la Révolution. Une bonne âme l’avait heureusement débarrassée des nombreuses brochures et des traités de droit qu’y déposent régulièrement les membres de diverses sectes évangélistes et, sans doute, un clerc de notaire zélé à présent bourgeoisement installé, pour la garnir, dans sa totalité, d’ouvrages de différents formats, en bons états, et, de plus, correctement rangés.
J’avais annoncé dans un de mes premiers billets que la plate-forme « En Commun » (PS, PCF, EELV…) ne pouvait rester en l’état ; que les contradictions politiques et idéologiques profondes entre ses trois principales composantes ne pouvaient être résolues positivement dans un cadre programmatique municipal ; que les Verts arrivés en tête des dernières élections, en s’enfermant dans une alliance « vieille gauche » coiffée par un PS qui ne peut plus imposer son hégémonie intellectuelle et politique au reste de la gauche, risquaient de perdre tout leur « capital » politique et de ne plus jouer qu’un rôle de figurant lors des prochaines régionales — ces dernières repésentent un enjeu décisif : la première grande bataille électorale, avant celle des sénatoriales et de la présidentielle… Bref, les Verts ne sont plus « En Commun ». C’est fait, c’est dit par leur référente : madame Viviane Thivent. La question à présent posée est : où iront-ils ? à Narbonne XXI, conduite par David Granel et soutenue par la REM ? Je ne le pense pas : l’ancienne EELV Sabine Flautre est déjà dans l’équipe de campagne de Granel et figurera certainement en deuxième position sur sa liste. Chez madame Granier-Calvet ? probablement ! Bien que cette dernière se refuse jusqu’à ce jour à toute compromission partisane. Soutien sans participation alors ! À suivre ! Autre annonce du jour : le message de Noël que m’a adressé ce matin (1h40 !) madame Delvallez, la chef de file des Hamonistes locaux : « Notre liste municipale s’appelle Narbonne, Impulsion Citoyenne. » Logique, et expliqué ici aussi en son temps : il manquait en effet une offre à la gauche de la gauche dans cette campagne des municipales (Gilets jaunes, LFI etc.). Cette offre aura-t-elle les moyens d’aller jusqu’au bout ? Suspense ! Le noyau porteur est, lui, en tous cas, très déterminé, même sans l’onction officielle de leur mouvement national. Aujourd’hui est un très mauvais jour pour monsieur Sainte Cluque, le PS et ses alliés de la plate-forme « En Commun »… Le père Noël ne passera pas à cette adresse !
C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à même la chaussée étaient trop bruyantes pour que je passe mon chemin sans que j’en puisse connaître les raisons. L’agitation joyeuse des deux enfants en particulier étaient à son comble, tandis que leurs parents, silencieux, émus, les couvraient affectueusement de tendres et doux sourires.
Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandises, le même fond « musical » de centre commercial. Les mêmes gens ! Il est installé sur les Barques. Depuis hier, il y a foule. Elle monte et descend ; descend et monte, redescend, remonte… Le vin chaud est imbuvable et le café infect ; les gâteaux gras et le reste aussi… Des « fééries » pourtant placées sous le signe de la gourmandise.
Le rugby, à ce niveau, est le plus beau des sports collectifs. Ce France–Irlande n’est pas une simple victoire. C’est une démonstration. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
On croit connaître la bassesse des hommes. Puis l’esprit bute sur un fait que la raison ne peut absorber. Quelque chose cède. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
Libération diagnostique un « soft power » en ruine. Le constat séduit. Il est incomplet. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
. Le bitume est gris, l’écharpe est tricolore. Entre deux villages de l’Ariège, la route serpente, prévisible. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
La scène se répète. À Montpellier, Paris ou Avignon, des cadres écologistes quittent les rangs. Ils rejoignent La France insoumise. Ce n’est plus une anecdote, c’est une hémorragie. Une […]