Chronique de Narbonne: Rue du Pont des Marchands (avec Pierre Reverdy)

Des êtres vagues 

Une honte trop grande a relevé mon front. Je me suis débarrassé de ces encombrantes guenilles et j’attends. 

Vous attendez aussi mais je ne sais plus quoi. Pourvu que quelque chose arrive. Tous les yeux s’allument aux fenêtres, toute la jalousie de nos rivaux recule au seuil des portes. Pourtant s’il n’allait rien venir. 

À présent je passe entre les deux trottoirs ; je suis seul, avec le vent qui m’accompagne en se moquant de moi. Comment fuir ailleurs que dans la nuit. 

Mais la table et la lampe sont là qui m’attendent et tout le reste est mort de rage sous la porte. Pierre Reverdy

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