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Mes lectures: encore et toujours la correspondance de Flaubert...

L’humanité maintenant est exactement comme vous. Le sang du moyen âge palpite encore dans ses veines et elle aspire le grand vent des siècles futurs, qui ne lui apporte que des tempêtes. Et tout cela, parce qu’on veut une solution . Oh  ! orgueil humain. Une solution  ! Le but, la cause  ! Mais nous serions Dieu, si nous tenions la cause, et à mesure que nous irions, elle se reculera indéfiniment, parce que notre horizon s’élargira. Plus les télescopes seront parfaits et plus les étoiles seront nombreuses. Nous sommes condamnés à rouler dans les ténèbres et dans les larmes.

L’homme est un animal imitatif.

  Le Secret Mes lectures:

William Wilkie Collins (1824-1889) était l’ami et le rival de Dickens. Borges a chanté ses louanges. Il est l’inventeur, d’une certaine manière, du thriller moderne. Je viens de terminer la lecture de ce roman:  » Le secret « ; le plus noir qu’il ait jamais écrit. Formidable roman! A l’anglaise, et dans le style dit victorien… A l’emplacement 1431 de ma liseuse Kindle, ce passage…

Flaubert et la mode.

GustaveFlaubert

Mes pagesCelle ci, de Flaubert, tirée de sa correspondance, sur la mode. Un morceau d’anthologie. Pour lire la suite,  continuez sur ce lien. Bonne lecture!
À LOUISE COLET.
[Croisset] Dimanche soir [29 janvier 1854].
Mais, comme il ne s’agit pas de déclamer contre le bourgeois (lequel bourgeois n’est même plus bourgeois, car depuis l’invention des omnibus la bourgeoisie est morte ; oui, elle s’est assise là, sur la banquette populaire, et elle y reste, toute pareille maintenant à la canaille, d’âme, d’aspect et même d’habit : voir le chic des grosses étoffes, la création du paletot, les costumes de canotiers, les blouses bleues pour la chasse, etc. ), comme il ne s’agit pas cependant de déclamer, voici ce que je ferais : j’accepterais tout cela et, une fois parti de ce point de vue démocratique, à savoir : que tout est à tous et que la plus grande confusion existe pour le bien du plus grand nombre, je tâcherais d’établir a posteriori qu’il n’y a pas par conséquent de modes, puisqu’il n’y a pas d’autorité, de règle. On savait autrefois qui faisait la mode, et elles avaient toutes un sens (je reviendrais là-dessus, ceci rentrerait dans l’histoire du costume qui serait une bien belle chose à faire, et toute neuve). Mais maintenant, il y a anarchie, et chacun est livré à son caprice. Un ordre nouveau en sortira peut-être.

Petit hommage à Jean Claude Pirotte.


Deux pleines pages du supplément«Livres et Idées» de La Croix – du jeudi, vendredi 10 et 11 novembre 2011 – sont consacrées, si j’ose dire, à Jean Claude Pirotte. C’est Antoine Perraud qui les signe. Deux pages émouvantes où se mêlent admiration et empathie. Admiration du prosateur et du poète au chant si simple et si sincère. Empathie pour un homme qui n’en finit pas de guérir d’un terrible cancer.