Une nuit à coucher dehors | Le blog d’un odieux connard

La Nuit Debout s’étend.

Véritable révolution populaire et démocratique pour les uns, rassemblement de punks à chiens et de joueurs de djembé en mal de 8-6 pour les autres, l’événement fait parler de lui un peu partout, et prolifère chaque semaine un peu plus. Que l’on soit d’accord ou non avec les idées et méthodes de la foule, n’en reste pas moins cette grande question : la Nuit Debout en son état actuel peut-elle changer l’humble royaume de France, voire au passage, le monde ?

Loi travail: l’ultimatum de Gattaz au gouvernement!

L’édito, de la semaine, de Denis Carrière:


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Patti Smith : « Evitez tout ce qui pourrait faire de vous des esclaves ! »

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J’ai aimé, dans cet entretien donné à Annick Cojean (Édition abonné, la Matinale du Monde), cette « voix » si singulière. Légère et profonde, si sensible et si forte. Lue et relue dimanche; et encore ce matin…

#PanamaPapers : Optimiser sa fiscalité ce n’est pas frauder le Fisc !!!

L’édito de Denis Carrière:

Ces quelques lignes pour dire merci à tous mes ami(e)s qui, en ce 9 avril, prirent la peine de m’adresser un petit mot…

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Hier, dans une « joute » qui m’opposait à Alain Juton et Jacques Raynal – le prétexte en était mon billet sur #DeboutLaNuit -, dans sa séquence littéraire et citations contre citations, j’ai sorti mon Michaux, toujours à portée de main, et « tiré » ceci:

Dans une époque d’agités, garde ton andante. en toi-même redis-toi toujours: « davantage, davantage d’andante », tâchant d’amener où il faut que tu arrives. Sinon précipité, tout devient superficiel. Les indignés du moment n’y échappent guère, pressés comme ils sont, afin de n’être jamais en retard d’une indignation. Leurs voix aussi ont trop d’aigu. (page 45)

Aujourd’hui, 9 avril, il y a soixante neuf ans, je venais au monde. Et ce sont les premières variations de Michaux, dans ce même ouvrage – Poteaux d’angle – que je lis ce matin:

C’est à un combat sans corps qu’il faut te préparer, tel que tu puisses faire front en tout cas, combat abstrait qui, au contraire des autres, s’apprend par rêveries.

N’apprends qu’avec réserve. Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre, ce que naïf, soumis, tu t’es laissé mettre dans la tête – innocent! – Sans songer aux conséquences.

Avec tes défauts, pas de hâte. Ne va pas à la légère les corriger. Qu’irais-tu mettre à la place

Voilà! C’est le petit cadeau que je vous offre, amis et lecteurs, sur Facebook et ailleurs, qui avaient eu la gentillesse de me souhaiter ce bon anniversaire. Bon 9 avril!

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