Contre-Regards

par Michel SANTO

Billet du jour.

Le «  billettiste », surtout d’humeur, procède nécessairement par raccourcis et approximations. C’est une des lois du genre. Polémiste et satiriste, la recherche de la vérité n’est pas son souci premier. Encore que les plus talentueux d’entre eux y parviennent. Et ce par la seule vertu de leur style, qui, malgré l’épaisseur du «  trait » ou de l’image, réussit pourtant à nous la faire toucher des yeux, si j’ose dire. Mais l’exercice est difficile. Car à  trop s’éloigner de la réalité, le risque est alors de tomber dans l’outrance. Qui nous en dit plus sur l’auteur que sur l’objet ou la personne visée. Celui que je place au dessus de tout dans cet art est…  Sempé. Un médisant par bonté.

 

 

Qui suis-je?

Portrait en creux :

   J’ai dit:

" Je dois commencer à en emmerder quelques uns "

" Une fédération ça ne se conduit pas comme un zodiac "

 

 " Les copains pensaient que le premier fédéral était payé " 

" Mon temps s’amenuisait "

" Il fallait purger 18 ans de dettes de la droite et du FN, le président G Frèche est tombé malade "

" G. Frèche est un homme de débat "

" Il faut arrêter de dire certaines conneries "

" Je suis en plein questionnement "

" On est en droit d’avoir des idées au XXI siècle "

 

     Qui suis-je?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ennemis de l’info.

Patrick Nappez est rentré et l’information ( la vraie! ) est de retour.Exemple tiré dans le numéro du jeudi 31 août 2006 où notre talentueux  journaliste écrit ceci à propos de l’arrivée d’un nouveau sous-préfet à Narbonne : « que lui reproche-t-on alors ?….d’avoir joué un rôle dans l’affaire Cécilia, selon nos confrères parisiens. ». Admirez le: « selon nos confrères… ».

Toujours dans la même veine : « Selon les milieux politiques et les observateurs des coulisses parisiennes… a vraisemblablement etc.. ». Ah ! Ces « observateurs des coulisses » et ce « vraisemblablement… » Prodigieux ! …

 

En matière de journalisme, et pour paraphraser Patrick et la conclusion de son billet d’humeur du même jour, les coulisses et leurs observateurs (mais comment peuvent-ils faire ?) sont souvent, pour ne pas dire toujours, les ennemis de l’information.

Le petit rien qui fait le presque tout.

Samedi après midi, esplanade du cours Mirabeau. Une camionnette banderolée assurant la promo des JIN (s) et de la Ville de Narbonne. A l’intérieur trois jeunes. L’un d’entre eux à la console d’une sono surpuissante. On l’entend de la place de l’hôtel de ville .Les mariés, les badauds et les riverains s’étonnent de ce vacarme  : «  mais que se passe-t-il ? » Rien ! Seulement un concours rassemblant une dizaine (j’arrondis) de jeunes gens autour d’un baby foot excités par un commentateur hurlant dans son micro.Un petit rien qui fait le presque tout d’une journée qui s’annonçait pourtant paisible et ensoleillée .Un peu comme un léger nuage de pellicules sur le col d’une veste de bonne marque.C’est dans les détails que s’apprécie l’élégance d’une tenue.Et cela vaut pour tout…