Contre-Regards

par Michel SANTO

Pantalonnades narbonnaises, suite…

 

 

Monsieur Éric Parra, l’adjoint en charge du commerce, notamment, de ma charmante petite ville est très, très en colère. L’un de ses administrés, restaurateur de son état, serait dans l’obligation d’assurer lui-même le nettoyage de containeurs situés à proximité de sa terrasse dont le service incombe pourtant au « Grand Narbonne », s’insurge-t-il… Avec une photo à l’appui de son accusation, où l’on voit un sémillant aubergiste, tout sourire, kärcher pointé vers une plate-forme moussue, poser complaisamment dans une belle attitude d’agent de propreté municipal, le costume fluo en moins. Si je fais cette comparaison avec un des nombreux métiers de l’administration de la Ville, c’est évidemment à dessein. Car contrairement à ce qui est ici faussement énoncé, les abords des bornes amovibles de ces conteneurs enterrés étant ouverts au public, leur nettoyage doit être assuré par… la commune ou son prestataire éventuel. Un esprit peu habitué à naviguer dans les arcanes juridiques régissant les rapports entre collectivités, mais doté d’un peu de bons sens, peut comprendre aisément cela. Mais à l’évidence pas d’autres, disons plus éclairés. Imagine-t-on en effet nos agents de la propreté municipale, qui font leur travail de manière très professionnelle, obéir à leur hiérarchie – le font-ils au fait ? – et contourner de leurs balais, aspirateurs et kärchers ces surfaces pourtant placées dans la continuité des chaussées et trottoirs dont ils ont la charge d’entretien ? Voir ainsi monsieur Parra se tirer un jet de karcher dans les pattes prêterait à sourire si ce genre de farces ne traduisait en réalité un état d’esprit permanent de stupides, mesquines et stériles contestations de « territoires » entre la Ville et le Grand Narbonne, Didier Mouly et Jacques Bascou. Et là, franchement, on ne rit plus ! Comme pour les marches du Théâtre, il serait temps que le rideau tombe sur ces pantalonnades et que nos acteurs municipaux entrent dans la vraie vie… et fassent sérieusement leur boulot !

Petit éloge de madame Sandrine Josso, députée LREM injustement lapidée sur les réseaux sociaux !

   

Son nom ? Sandrine Josso. Élue députée de LREM en Loire-Atlantique dimanche dernier, elle fait l’objet depuis d’une campagne de dénigrement inouïe sur les réseaux sociaux, comme dans certains organes de la presse écrite, pourtant réputés sérieux. Son crime? Elle s’est rendue à l’Assemblée jeudi ou vendredi, « mais pas mercredi : je vais être avec mes enfants et faire un peu de tennis avec eux ».

Les déjections canines sans « voix » dans ces législatives !

       

Dans ma petite ville, Narbonne – qui se veut grande ! –, un débat, rapporté dans la gazette locale, d’une rare intensité intellectuelle fait rage. Son objet, les déjections de la population canine  – de passage ou résidente. Sa cible ? l’arrêté du maire ne les verbalisant – leurs maîtres, pas les clebs – que sur les espaces verts du centre-ville.

2eme circo de l’Aude ! Dimanche, monsieur Daraud (FN) et sa Panzerdivizion seront défaits…

 

Je ne vais pas commenter ici le résultat du premier tour des législatives sur la deuxième circonscription de l’Aude. Dans un billet récent,  je prédisais un possible duel Pérea-Daraud, mais pas  dans cet ordre d’arrivée avec le jeune maire de Villedaigne, candidat de LREM, largement en tête au soir du premier tour.

Sur le parvis de la Scène Nationale, Didier Mouly faisait son théâtre…

 

 
 

Samedi dernier, Didier Mouly faisait son théâtre. Dans son rôle habituel ! Celui de Tartuffe. Sur un parvis – de sa compétence – aux marches défoncées (1), sous un soleil de plomb et devant un public – petit – anesthésié, il a éreinté la gestion de la Scène Nationale – déficitaire – par Jacques Bascou – qui ne la gère pourtant point, même s’il elle est dans « ses compétences » et qu’il l’a finance ! Programmer une salle multimodale à 20 millions d’euros dont la gestion sera structurellement déficitaire, elle aussi, et demander au président de l’Agglo de lui refiler le Théâtre, pour le mieux gérer, c’était gonflé tout de même… Et il a osé ! Sa solution ?

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