Choses vues et entendues lors d’une petite « manif » pour la paix en Ukraine…

 

       

Jeudi, en fin d’après-midi, à l’heure où le préposé municipal ferme la grande porte d’entrée de l’hôtel de ville de Narbonne, une petite centaine de manifestants étaient rassemblés devant elle à l’appel discret des élus de gauche du département et de la commune, notamment, pour soutenir dans l’épreuve le courageux peuple ukrainien. Discret, dis-je, car rien dans la presse locale n’avait annoncé, à ma connaissance en tout cas, cette manifestation.

Bref ! sans la fortuite rencontre de la jeune maire de Névian et de ses adjoints devant la marchande de crêpes, je serais passé à côté de cet évènement. Et pour cause, j’étais pressé de retrouver un peu de chaleur domestique après avoir bouclé une marche urbaine assez sportive où j’avais dû affronter les rafales d’un vent quasiment sibérien. Malgré ce, je décidai de rejoindre l’attroupement duquel émergeaient les drapeaux rouges de la CGT et du PCF. À l’évidence, les militants et sympathisants du PCF étaient les plus nombreux. J’en profitai pour bavarder avec l’un d’entre eux, ancien adjoint de l’ancien maire de Coursan, figure historique de ce parti, qui se moquait gentiment du nouveau, jeune, radical de gauche et ex-taubirien, qui, en surplomb, avec d’autres élus : socialiste, communiste, vert, occupait les dernières marches du perron de l’imposant édifice municipal. Allant de l’une à l’autre de mes connaissances, je pensais aussi au plus anciens de ces militants présents qui, dans un temps pas très lointain, défendaient « le bilan globalement positif » du pays dont ils fustigent aujourd’hui la politique d’expansion et la guerre menée contre l’Ukraine. J’avais l’impression d’assister à un fantastique tête-à-queue idéologique et politique ; à un changement d’époque. Un dernier mur « culturel » s’effondrait. Finalement, j’ai pris position sur le côté droit de ce rassemblement de témoignage, en compagnie d’un couple à l’âge, comme le mien et celui de la majorité des manifestants, disons avancé – bien que, me concernant, j’en conteste hélas sans espoir le qualificatif (Enfin !) – Avec eux, très vite, les premiers mots échangés le furent sur l’élection présidentielle ; sur l’état de la gauche et du niveau de leurs candidats. Sans état d’âme, et aux deux tours, ils voteront Macron, m’annoncèrent-ils. Il faisait froid, disais-je, et je n’étais pas assez couvert ; la sono, elle, était déficiente et je ne comprenais rien de ce qui en sortait. Ce qui n’était pas bien grave, après tout ! De ces discours, j’en connais les codes rhétoriques, les formules et les mots. Je me trompais cependant, car, le lendemain, je pouvais lire la « chute » de celui prononcé par l’élue municipale Verte, Viviane Thivent qui, visiblement, se positionne et se démène avec une belle énergie pour être la candidate de la « gauche unie » aux prochaines élections législatives. La voici : « Ces conflits pour les ressources sont un symptôme du déni climatique de la part des États. Seule une réelle politique de protection du climat peut amener une paix durable. Il n’y a pas d’autre issue. Il n’y a pas d’autre chemin pour la paix. » La protection du climat, serait donc l’arme fatale pour imposer la paix en Ukraine et partout ailleurs dans le monde ! Nous voilà, s’il le fallait, enfin rassurés…

           

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