Contre-Regards

par Michel SANTO

De belles “Rencontres Archéologiques de la Narbonnaise”, mais sous “capitalisées par les collectivités…

Salle des Synodes : Narbonne.

Marc Azéma, le réalisateur de la société Passé Simple* et archéologue lui-même, peut-être satisfait : ses Rencontres Archéologiques de la Narbonnaise ont en effet accueilli beaucoup de monde. Le programme de très grande qualité et la notoriété internationale des conférenciers invités, comme Jean Guilaine, Jean Paul Demoule, Jean Claude Golvin, notamment, ne pouvait qu’attirer les professionnels et les curieux de cet ensemble foisonnant d’activités peu ou prou liées à l’archéologie sous toutes ses formes.

C’est ainsi que se sont retrouvés dans ces « Rencontres »,   conservateurs de musées (Nîmes, Toulouse, Lattes…),  directeurs de revues nationales (Historia, Archéologie), l’INrap, des représentants d’Universités et de d’ Instituts de recherche (Montpellier, Perpignan, Cnrs) et écoles (guide conférencier, école 3D), le plus grand producteur français de documentaire… Bref ! des salles combles, des personnalités de rang international… et une promotion de Narbonne, de son passé, de sa richesse patrimoniale d’autant plus bienvenue que le musée régional NarboVia en sera bientôt le principal vecteur. Mais une manifestation portée à « bout de bras » par ses initiateurs (6 ans de galère !) et  financée modestement par les collectivités publiques. Alors que pour faire de ces « Rencontres », à Narbonne, et de manière durable, une référence nationale et internationale incontestée, comme d’autres villes l’on fait (Angoulême pour la BD ou Blois pour l’histoire, par exemple),  c’est un budget de 100 000€ qu’il faudrait établir. Un objectif loin d’être indécent quand on pense à l’annonce faite par madame Delga, au mois d’avril,  d’un « festival du film politique à Carcassonne », sorti tout droit de son chapeau, sans aucune logique économique ou culturelle et doté par elle d’une subvention de 100 000€ (pour un budget de 250 000€ ; et qui pose la question de savoir comment la Région, propriétaire du musée NarboVia, définit ses priorités dans l’affectation de ses ressources et le choix de ses investissements…  Parions toutefois qu’à l’avenir, un regard, disons plus professionnel, sera porté sur ces « Rencontres » de la Narbonnaise et que la Région leur permettra de franchir enfin un seuil de notoriété aux effets économiques et culturels bien plus conséquents  que ne le seront jamais ceux de « fictions politiques » dans la capitale de l’Aude…

Cette société, sise à Narbonne, est spécialisée dans la valorisation et la diffusion du patrimoine, de l’archéologie et de la culture sous toutes ses formes. Elle bénéficie du savoir-faire de spécialistes (réalisateurs, archéologues, historiens et enseignants) et de partenaires spécialisés dans la conception d’images de synthèse (2D et 3D). 

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