Chroniques

Guerre des mots : Flottille.

Je 12.6.2025

Un voilier partit de Sicile le premier juin. Les autorités israéliennes l’arrêtèrent la nuit du huit au neuf juin. Son but était Gaza. Il devait apporter de l’aide. Il brava le blocus.

Les médias parlèrent de l’événement. Chaque jour. Chaque heure. Un seul voilier. Ils l’appelèrent « flottille ». Une « flottille » Le mot gonflait l’action. Peut-être voulait-il amplifier le geste, le symbole. Mais c’était une faute. Un navire seul n’est pas une flottille. C’est simple.

Cette erreur n’était pas neutre. Elle créait la confusion. Les mots perdaient leur sens. Le rôle des médias est d’informer. Précisément. Ne pas gonfler la réalité. Quand les mots s’éloignent de la vérité, l’information perd sa valeur. Elle est propagande.

Depuis, l’armée israélienne a dérouté le voilier. Et ses douze occupants débarqués. Ils seront rapatriés dans leurs pays. Une forêt de micros les attend. Impatiemment.

Illustration : échantillon de bandeaux

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Un commentaire

  1. Bonjour,
    Il y a même une de nos passionara, enthousiaste, qui a évoqué la notion « d’eaux territoriales internationales »
    C’est dire que nous sommes dans l’emphase la plus absolue

Les commentaires sont fermés.

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Ce que l’on voit quand on s’arrête. Chroniques brèves et photographies, par Michel Santo.