Contre-Regards

par Michel SANTO

Narbonne : Une salle multimodale contraire à l’usage social et fonctionnel du Parc des Sports et de l’Amitié…

salle-multimodale

Les représentants de « L’Association des Amis du Parc des Sports et de l’Amitié » ont été reçus par Didier Mouly, hier. Entendus ils le furent, mais pour s’entendre dire que la salle multimodale à 20 millions d’euros d’investissements – sans compter les investissements périphériques nécessaires – et 2 millions de frais de fonctionnement annuel, se ferait bien dans l’enceinte du Parc. Ce que ne veulent pas les 2300 pétitionnaires , dont les signatures ont été déposées à cette occasion sur le bureau du maire – et qui demain seront encore plus nombreux. Leur argument principal : ce Parc, à l’usage, est devenu un espace ouvert qui dépasse largement sa fonction initiale de seul équipement sportif. Les Narbonnais, en effet, se sont approprié, au fil du temps, ce poumon vert pour en faire un lieu de détente, de promenade, d’activités de toutes sortes, souvent en famille, qui rappelle, pour ceux qui le connaissent un peu le Parc de Vincennes, à Paris. Il suffit d’ailleurs de pratiquer la marche de centre-ville en passant par ce Parc, le dimanche – ce qu’à l’évidence font peu nos édiles locaux – pour le constater. Cette méconnaissance des besoins exprimés par les usagers du Parc et de sa fonction sociale réelle, Didier Mouly le reconnaît à sa manière en suggérant à ses opposants – qui, contrairement à d’autres, ne se prononcent pas sur l’opportunité ou pas de créer cette salle multimodale – de fréquenter d’autres lieux comme le Jardin Saint-Paul, celui de la Révolution ou de prendre leurs voitures pour se rendre du côté de Montplaisir… Je n’insiste pas ! Que pendant une campagne électorale on se soit laissé convaincre autour d’une table de « permanence » ou d’un bistrot, par un représentant du lobby économico sportif de la nécessité d’un tel équipement, je peux le comprendre. Mais qu’on persiste, plus de deux ans après, à le considérer comme « structurant » – surtout à cet endroit précis de la ville ; et structurant quoi, je me le demande ! – , sans avoir procédé, a minima, à une étude de marché et d’impact sur toute l’économie urbaine du secteur, exprime un entêtement tout à fait incompréhensible. « Demain », dans ce secteur, vont naître le MuReNa et un quartier neuf ; les terrains de la polyclinique seront libérés – pour quels usages ? sans doute habitat – ; le Parc des expositions devra être rénové ; les flux de circulation vont continuer de croître, …  Posons donc, simplement, une question : quelle place pour une salle multimodale dans cet environnement et à quels coûts sociaux, urbains et environnementaux ? J’attends, comme « Les Amis du Parc des Sports et de l’Amitié », que l’on y réponde et qu’on en discute, sérieusement et publiquement !  On n’en est plus au stade, si je puis dire, où la démocratie se limite à l’exercice d’un droit de vote tous les six ans…

 
 

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