Hier, Philippe Saurel était dans l’Aude, à Carcassonne, où il a présenté sa tête de liste. C’est donc l’ancien maire d’Aragon Serge Loubet, ex-adhérent au PS, qui « tirera » la liste du mouvement Citoyens du Midi dans le département de l’Aude aux prochaines élections régionales. Une surprise! Un maire saurélien en exercice était inenvisageable tant le Département « verrouille » la quasi-totalité des petites et moyennes communes. La menace implicite était du style: « Si soutien à … plus de subventions ». Un argument dissuasif certes, mais qui, paradoxalement, dans ce contexte très particulier d’une offre politique a-partisane centre gauche- centre droit, permet de présenter des profils « originaux » laissés en marge de leurs partis ou mouvements.
C’est confirmé, Serge Brunel quitte ses fonctions de DGS du Grand Narbonne, pour celles de l’Agglomération de Carcassonne. Et ce d’un commun accord avec son président Jacques Bascou, selon la formule consacrée. Le désir de se relancer sur un autre territoire et dans un autre contexte politique et personnel sont nécessaires quand on exerce ce genre de responsabilités. Pour soi, comme pour l’institution que l’on sert. De ce point de vue, la décision de Serge Brunel est conforme à une éthique professionnelle rarement appliquée dans les collectivités locales. Il semblerait néanmoins que des problèmes de nature disons plus « fonctionnels » soient aussi à l’origine de son départ. Notamment la présence d’un Directeur de Cabinet qui, à ce niveau de responsabilités et à l’interface d’une gestion purement administrative et d’une gestion politique de l’institution, n’est pas sans causer de sérieuses « frictions » – au sens mécanique du terme -, je peux en témoigner. On peut aussi se demander si la nouvelle organisation des services, voulue et quasiment pilotée par Jacques Bascou, répondait aux voeux de son DGS. Quoi qu’il en soit, c’est une nouvelle ère pour le Grand Narbonne qui s’est ouverte depuis les dernières élections, elle impliquait aussi un changement dans son mode de gestion « technique ». C’est fait, ou plutôt ce sera fait quand le nom du successeur de Serge Brunel sera connu…
Le Brésil et le Vénézuela étaient, avant la Grèce de Tsipras, présentés par une certaine gauche, comme des modèles politiques dont la France et l’Europe devaient s’inspirer. Et à tout le moins comme des alliés politiques et/ou idéologiques. Pour la Grèce, il ne lui reste plus que l’ancien ministre de l’économie viré par le chef de son gouvernement; le Vénézuela – et le chavisme -, s’enfonce dans la violence politique et la crise économique et sociale. Le Brésil vient, lui, d’annoncer des mesures d’austérité à faire hurler tous nos « frondeurs ». Montant des « coupes budgétaires » prévues: 64,9 milliards de reais (15 milliards d’euros) .
Une information passée sous silence dans les médias locaux, et qui pourtant méritait que l’on s’y attarde, un peu. Madame Sabine Flautre, que personne ne connaît ou presque, à Narbonne, alors qu’elle y exerce des responsabilités politiques, a été désignée, samedi 5 septembre, co-secrétaire d’EELV.LR. Une désignation consécutive à la démission de Dirk Offringa, jusqu’alors secrétaire régional, opposé à la stratégie d’autonomie et d’alliance avec le PCF, le Front de Gauche et Pais Nostre, voulu par monsieur Onesta, leur chef de file (1).
l’Allemagne, débordée par l’afflux de réfugiés ce week-end, a donc décidé de réintroduire « provisoirement » des contrôles à ses frontières, dimanche 13 septembre. Une décision prise la veille d’une réunion des ministres de l’intérieur et de la justice des Vingt-Huit à Bruxelles pour tenter de résorber la crise migratoire qui touche l’Union européenne (UE). Contrairement à ce que titrent ou laissent entendre de nombreux médias, la libre circulation à l’intérieur des frontières des 26 pays signataires des accords de Schengen est, certes, un des piliers du projet européen mais des contrôles peuvent être réintroduits à condition qu’ils soient temporaires, pendant une durée variant de dix jours à deux ans, dans les cas de figure exceptionnels. Ce qui est évidemment le cas! Le temps et la phase strictement compassionnelle – très courts! – de la crise migratoire que vit l’Union Européenne étant passés, place donc au traitement rationnel et politique de ce défi historique.