« Le Monde » ne trouve aucune ligne de force dans les rapports sur « une nouvelle politique d’intégration » commandés et mis en ligne par Matignon , et qui , depuis, font polémique. Une manière pas très honnête pour un journal prétendument sérieux de présenter les choses ! Car, en réalité, la ligne générale de ces textes est au contraires très claire et cohérente. Mais bon ! ce journal nous a habitué à ces désormais rituelles tentatives de déminage sur des dossiers où le pouvoir est en difficultés sur des sujets et des thèmes chers à sa rédaction. On y trouve en effet , dans ces rapports, « la politique éditoriale » de ce journal et le coeur du projet d’une fraction de la gauche, disons sociétale. Pour les tenants de cette orientation, la France institutionnelle, politique, culturelle et sociale doit s’adapter à une société désormais plurielle dont les composantes sont victimes de discriminations. Et non l’inverse ! – Ce n’est pas au tabouret de se rapprocher du piano, mais au piano de se rapprocher du tabouret! – Assimilation et intégration seraient des notions discriminantes qu’il nous faudrait bannir de notre vocabulaire pour leur préférer celle parfaitement neutre d’inclusion. Et tout le reste à l’avenant ! La laïcité doit être adaptée dans un sens beaucoup plus libéral, l’histoire revisitée en mettant l’accent sur le passé colonial et esclavagiste de la France, son calendrier ouvert à de nouvelles fêtes religieuses etc… Bref, une politique d’inclusion parfaitement multiculturaliste à rebours de toute une tradition spécifiquement française. Evidemment, les concepts de Nation, de République… sont également envoyés dans les « paniers de l’histoire »… Archaïques et ringards ! Si cela ne constitue pas une ligne cohérente on se demande ce qu’il faudrait à ce journal pour qu’elle le soit. Précisons aussi que cette ligne est parfaitement en phase avec les recommandations d’élites économiques et sociales qui anticipent sur le continent européen une régression démographique préjudiciable à sa place et à ses intérêts dans une économie mondialisée. Dans cette affaire, « bobos » socialisants et libéraux conséquents sont sur la même longueur d’onde. Une alliance « objective », comme on disait dans le temps ! Le dire et en comprendre les raisons n’est pas une injure et l’exposer clairement non plus … On comprend dans ces conditions la gêne d’un gouvernement et de ses relais médiatiques pris au piège de leurs propres contradictions…
Jean Lassalle, député au béret basque bien connu, était sur France Culture ce matin;reçu par des représentants de cette élite médiatique, dénoncée peu avant par B. Couturier, si loin de ses préoccupations et de son mode de vie. Ils avaient cependant fait l’effort de le recevoir à la terrasse d’un café. Ça se sentait ! Il faisait froid, et ça faisait peuple . Bref ! Lasalle termine sa longue marche et compte remettre à qui de droit, donc au président de la République et au Premier ministre, un rapport qui serait à sa modeste échelle l’équivalent de ce que furent les cahiers de doléances adressés au roi de France. Eh bien! à l’écouter ce matin, je dois avouer n’avoir entendu que des banalités dans le style de Jean Pierre Pernaud dans son journal de 13 heures. Le bistrot du village et le bureau de la Poste qui ferment, le canton qui disparaît, la maternité du coin déplacée etc, etc … Le procès de l’Europe et de ses normes, celui de la décentralisation et de ses féodalités; le désir d’un retour de l’Etat jacobin et intègre aussi … Le tableau d’une France âgée et rurale qui, d’une certaine façon , n’est plus dans le monde, loin, très loin de centres urbanisés et jeunes qui , à l’inverse, y baignent, ouverts aux vents des nouvelles technologies et de la mondialisation. Comment dire enfin cette gêne à l’écouter face à des intellectuels dont je ne pouvais me défaire de l’idée qu’ils « sonnaient » faux. Je ne suis pas allé jusqu’au bout… Pourquoi donc ce sentiment de honte m’a-t-il envahi tout à coup ? Sans doute parce que je ne pouvais croire une seule seconde à la sincérité des hôtes de Monsieur Lassalle ! À tort assurément…
Tous les jours passent et s’allonge chaque jour l’interminable liste des élus parisiens résidant en logement social. Les intéressés, et ceux qui les logent, n’ont de cesse aussi tous les jours d’invoquer le droit qui ne le leur interdit pas. L’aveu que la décence, qui trace les limites du légal et du légitime – ou de la morale – n’est bonne que pour la société des autres. Qui disait que l’on pouvait parfaitement respecter le droit et être néanmoins un parfait salaud ? Sans aller jusqu’à ce vil et deshonorant qualificatif, comment ne pas se révolter tout de même devant si peu de dignité chez certains de ceux qui nous gouvernent…
Contrairement à mes habitudes, je vous renvoie pour ce faire à la tribune de Brice Couturier de ce matin sur France Culture. En voici les premières phrases : « Les héros, les grands hommes, les fondateurs d’Etats, les législateurs à la Lycurgue et Solon n’ont pas bonne presse en nos temps démocratiques. La démocratie n’aime pas ceux qui s’élèvent au-dessus de la moyenne. Peut-être parce que les héros nous font singulièrement défaut, leur absence nous renvoie à la médiocrité de l’époque : elle ne suscite plus de vocations…
. Borges rappelle une chose que notre époque pressée feint d’avoir oubliée : lire un livre ancien, ce n’est pas consulter un objet daté, c’est traverser le temps. C’est mesurer, phrase après phrase, […]
Sur les plateaux, les intellectuels ajustent leurs cravates. Sur Facebook, les amis postent leurs colères. Le sujet est fixe : Trump. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
Je lis ce soir que l’Union européenne préparerait des sanctions « nouvelles et plus sévères » contre l’Iran, et envisagerait enfin de classer le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme […]
On gouverne désormais à coups de pansements.Des décisions improvisées.Des annonces sous pression.Des concessions arrachées par le rapport de force. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]
Froid. Vent. Mais Soleil. Sur le halage de la Robine, vers Raonel, le monde est minéral. Ça pique. Un humain croisé, emmitouflé, sans visage. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]