Contre-Regards

par Michel SANTO

Un détail de l’histoire?

 

Longue, longue et ennuyeuse interview de Maryse Arditti dans le Midi Libre d’aujourd’hui, en page 6. Le titre : « l’impact des produits chimiques est préoccupant ». Tiens donc !

Toute une page réservée par la rédaction de Narbonne à la conseillère régionale verte, récemment traitée de folle par G.Frèche et qui                                                                                                                                                                                                        etqui ne participe plus ( jusqu’à quand ?) à l’exécutif régional, pour nous commenter laborieusement  la directive « Reach » !!! J’ouvre une petite parenthèse pour signaler au journaliste de service et à sa complice du moment que je n’ai toujours pas compris ( j’imagine la tête des autres lecteurs) ce que voulait dire « Reach ».Je la ferme, la parenthèse, et ne résiste pas au plaisir de vous livrer un échantillon du jargon «  Ardittien » :

"  Pour les substances préoccupantes, les Verts souhaitaient qu’on mette en route des recherches pour trouver des alternatives. Et que si elles existent, qu’on oblige à les prendre. Pour ça, Reach est un peu "soft" la dessus. "

 C’est pas beau ça!

 Quand je pense que cette dame est professeur des Universités et qu’elle a en charge, à la Région, la Formation Professionnelle ! Un modèle de parler baragouinesque à faire pleurer de rire un apprenti coiffeur. A ce propos, la photo de Maryse, pas terrible ! Elle doit dater, non ? Je l’ai croisée hier, c’est pas la même ! Mais revenons à nos moutons pour dire qu’elle avait trouvé l’impact des propos de Georges sur les blacks (c’est plus chic que « noirs ») des bleus désastreux et humiliant. Nous l’avons félicitée pour cette courageuse position qui, au fil du temps, à cependant tendance à se diluer dans les vapeurs combinardes de l’hôtel de région. L’occasion était pourtant bonne pour en savoir un peu plus sur ses états d’âme d’après fêtes. Mais nous n’en saurons rien ! Tout cela n’étant qu’un détail de l’histoire régionale pour nos journalistes locaux.Qui ne dit mot consent?

 

 

 


La vérité!

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Patrick est un journaliste talentueux. Trop à l’étroit dans l’information quotidienne, celle des ordures ménagères normalement collectées et des eaux régulièrement distribuées (on le comprend !), il nous convie, tous les jours ou presque, à partager son « humeur ». Un genre littéraire confortable qui permet de s’affranchir des contraintes déontologiques propres au métier.

Un clochard céleste.

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Un clochard a élu domicile dans l’entrée de l’ancien magasin Gagnoud. En quelques jours, il l’a transformée en un «confortable» abri  tapissé de cartons, du sol au plafond.

Ses collègues viennent souvent lui rendre visite; des jeunes surtout.

De ma fenêtre, tous les matins, je l’observe. Il est 9 heures. Il sort de son refuge. Saute et s’amuse avec son chien. Comme un enfant ! Pousse du pied les papiers et les mégots qui jonchent «  son » trottoir. Se baisse, en ramasse quelques uns qu’il s’empresse de jeter dans une poubelle voisine. Un moment inattendu d’élégance et de dignité.

La vulgarité n’est pas où habituellement on la croit. 

Souvenir.

Tous les matins du monde, les premiers janvier, se ressemblent. Tristes. Pas un chat dans les rues. Repus, ils dorment. Devant les halles de Narbonne, une petite troupe de clochards. Ils se souhaitent une «  bonne année » en riant du peu de leurs dents. Chaque jour qui passe, j?aperçois une tête nouvelle. Le plus souvent, jeune. Sans être apprêtés ( !) ils sont correctement vêtus. Mais d’où viennent-ils ? Leurs yeux et leurs teints sont ceux de pays froids. L’emplacement que ces errants occupent rassemblait autrefois les espagnols de la ville, qui se préfèrent à présent dans le coeur des halles en la compagnie de marocains ou d’algériens, peut-être. J’ y retrouvais alors mon grand père Antonio, dit « el portillo », pour nous en aller ensuite, main dans la main , chez « Michèle ». Une fille de « Cox », elle aussi. Là il m’achetait un gros beignet safran à l’arôme de fleur d’oranger. Son grand sourire donnait chaud. Le bonheur ! J’ai su plus tard, bien plus tard, ce qu’il cachait de misères?