Ce matin, sur Radio Classique, cette info proprement ahurissante : il suffit d’un 4 sur 20 pour être admissible aux concours de professeur des écoles. Interrogée, la permanente du syndicat FO commence par s’indigner d’une campagne visant à décrédibiliser l’ensemble du corps enseignant et du Mammouth qui l’administre, et termine en se déclarant scandalisée par les pratiques d’ examinateurs jugés trop sévères dans leurs appréciations du travail rendu par les dits candidats ! Leur niveau ne baisse donc pas, affirme-t-elle, c’est l’exigence de notateurs irresponables qui monte. Je parie pour bientôt une proposition parlementaire issue du camp des Verts pour supprimer les notes et appréciations dans les concours ! Il est inadmissible, en effet, que soit discriminée de façon aussi honteuse une population de surcroît majoritairement féminine désireuse d’exercer le métier plus difficile du monde. Après tout , une sénatrice écolo et des parlementaires de la majorité ne viennent-ils pas de proposer l’abolition de la loi sanctionnant le port de la burka dans l’espace public afin d’éviter que ne se renouvellent des émeutes comme celles des nuits dernières à Trappes ! La nullité intellectuelle et l’intégrisme religieux n’existent pas , nous disent les biens et bons pensants, ils sont une invention de la Société et de ses normes . Fermez donc la, vieux beaufs !…
C’est ainsi que les démocrates veillent ! Et l’un d’entre eux de nous expliquer dans son édito de » Libération » de ce jour : » Au-delà des causes immédiates des affrontements dans les Yvelines et après l’indispensable rappel à l’application stricte de la loi de la République, c’est bien de l’échec des plans successifs dont il est question, à Trappes comme dans la plupart des quartiers. » Et de poser l’argument sociologique habituel en principe explicatif d’émeutes dont l’origine factuelle tient pourtant au seul refus d’un couple de respecter une loi de la République réprimant un symbole vestimentaire féminin considéré par certains individus de confession ( ou s’en réclamant ) musulmane comme relevant d’un » sacré » supérieur en légitimité à toute Loi profane. Pour notre éditorialiste attentif à éviter le choc des cultures et le procès en islamophobie qui font le quotidien de ses lecteurs, le chômage deux fois plus élevé dans ces quartiers qu’ailleurs (22,8%, contre 9,4% selon des chiffres de 2011), la fuite massive des classes moyennes, l’augmentation croissante du niveau d’échec scolaire , la discrimination des jeunes ( «l’effet origine» s’ajoutant à «l’effet quartiers» ) seraient les facteurs principaux des réactions violentes subies par les forces de l’ordre à Trappes. Loin de moi l’idée de nier cette réalité qui fait de ces quartiers les culs-de-basse-fosse de la société métropolitaine ( une situation dont la responsabilité incombe à la gauche comme à la droite ). Mais il suffit de rappeler les sommes astronomiques distribuées à coups de » plans quartiers sensibles » depuis des décennies et celles qui le sont tout autant sous la forme de revenus indirects pour ne pas se contenter de ces seuls arguments de nature économique ou sociale. En réalité, se forment dans ces zones des noyaux identitaires dont les membres les plus actifs se sont engagés dans un combat culturel et politique visant à faire reculer les frontières d’un droit républicain considéré comme impie. A ce noyau, s’y agrège des bandes de » jeunes » désocialisés à la recherche d’une identité sociale que leur fournit une idéologie religieuse particulièrement clivante, tant sur les moeurs que sur sa relation à l’Etat laïque. Contrairement donc à la doxa véhiculée tous les jours par nos élites et les médias, les mesures à prendre sont d’abord d’ordre culturel: le système scolaire dans son organisation et ses méthodes en constitue le terrain d’action privilégié… Et s’il y avait un argument supplémentaire à faire valoir à ce diagnostic, je n’hésiterais pas à relever le silence éloquent de certaines autorités religieuses au premier chef concernées par les affrontements de Trappes… Il m’arrive parfois de penser ( à tort, évidemment !) que l’islamophobie présumée des souchiens n’est pas sans avantage à être cultivée par les adeptes d’un multiculturalisme contraire à notre tradition républicaine…
Emeutes a Trappes: 200 a 400 personnes assiègent son commissariat! Comme il est établi par la police de la pensée de ne point qualifier ces individus ni par leurs types, leurs sexes, leur âges et quelqu’autres attributs qui pourraient suggérer une intention sexiste, raciste ou tout simplement discriminante , et qu’il convient de ne point attenter a des moeurs archaïques enrichissant un «vivre-ensemble» exemplaire vanté par des élites médiatico politique coupées d’une réalité que leur généreuse mauvaise conscience se refuse a admettre , pour éviter l’infamie de me voir affublé d’un casque à pointe de fabrication germanique et d’un inconscient de « petit blanc » colonial, je me contenterai donc de platement rappeler que ce rassemblement de jeunes innocents montés à l’assaut des forces de l’ordre faisait légitiment suite à l’interpellation d’un homme dont l’épouse avait été contrôlée par des policiers parce qu’elle portait un voile intégral, la police accusant ( sans doute a tort…), le mari de s’être opposé au contrôle et d’avoir asséner des coups à un gardien de la paix (vraisemblablement un pur mensonge…), ce qui lui a valu d’être interpellé de scandaleuse façon puis placé injustement en garde à vue. Comme il se doit, Monsieur Cambadélis pointe la responsabilité de Nicolas Sarkozy, de la Société et des Médias ( irresponsables ) , des associations musulmanes s’inquiètent d’un climat islamophobe orchestré par les tenants d’une ligne Buisson-Marine, tandis que madame Taubira s’élève contre le zèle de policiers dont le tort est d’avoir voulu faire respecter la loi (dont elle est pourtant la gardienne ) . Comme d’habitude , une armée de politologues et de sociologues vont venir nous expliquer doctement, à longueur d’antennes et à l’heure du pastis estival, que ce banal fait divers ne doit pas être surinterpreté puisqu’il est prouvé par eux et leurs enquêtes scientifiques de terrain ( évidemment ) que toute cette agitation relève en vérité d’un fantasme social savamment entretenu et instrumentalisé par d’avides politiciens de plus en plus sensibles aux thèmes d’un Front National aux portes du pouvoir. Aussi, dans un souci de justice et de concorde nationale, et afin de préserver une paix civile menacée par des républicains conséquents et obtus, comme on le fit en d’autres temps dans ce pays belliqueux : je pose ma plume, me tais…et attends lâchement que le tonnerre gronde et qu’éclate l’orage … C’est ainsi que les démocrates veillent !
8 heures ! Et ce plaisir toujours renouvelé au spectacle de vols de martinets au nombre infini zébrant ce ciel de juillet . De petits groupes criant foncent droit devant ma terrasse pour au dernier moment filer à toute allure dans un ciel plein d’arabesques aux formes inouïes. S’y mêlent parfois le ventre blanc de quelques hirondelles comme affolées, perdues dans ces nuées sans cesse sifflantes . Le clocher de la cathédrale Saint Just disparaît lui aussi sous leurs fraternelles rondes noires … et comme chaque matin , à la même heure, ils quitteront leurs joyeuses escapades urbaines pour laisser place au lourd et écrasant silence d’un ciel d’été sur les toits de Narbonne… Il n’est pas d’yeux pour les tenir, en effet, comme le dit magnifiquement René Char :
» Martinet aux ailes trop larges, qui vire et crie sa joie autour de la maison. Tel est le coeur.
Il dessèche le tonnerre. Il sème dans le ciel serein. S’il touche au sol, il se déchire.
Sa repartie est l’hirondelle. Il déteste la familière. Que vaut dentelle de la tour?
Sa pause est au creux le plus sombre. Nul n’est plus à l’étroit que lui.
L’été de la longue clarté, il filera dans les ténèbres, par les persiennes de minuit.
Il n’est pas d’yeux pour le tenir. Il crie, c’est toute sa présence. Un mince fusil va l’abattre. Tel est le coeur. «
La phrase du jour !À la question abrupte d’un journaliste allemandlui demandant s’il croyait « vraiment à ce qu’il racontait », en annonçant comme il l’a fait le 14 juillet la reprise économique dans les prochains mois, François Hollande a répondu : « Les responsables politiques croient à ce qu’ils disent, c’est une erreur de penser qu’ils mentent, ils peuvent se mentir à eux-mêmes, se tromper, mais je crois à la sincérité des hommes politiques. » Il a raison ! et cette profession de foi vaut pour lui même et tous les autres : la sincérité en politique cache toujours un pieux mensonge…
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On gouverne désormais à coups de pansements.Des décisions improvisées.Des annonces sous pression.Des concessions arrachées par le rapport de force. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]