Contre-Regards

par Michel SANTO

Découvrir Narbonne, l’été ! Ma boulangerie…

 

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C’est une boulangerie de quartier comme on en trouvait autrefois. Sa vitrine parle pour elle : on devait y entendre des accents occitans. Ce qui n’est pas le cas d’Adelyne, qui vient de loin… Chez elle, l’accueil est empreint d’attention et de simplicité :  le client n’a pas d’âge, et son statut est son prénom. Comment fait elle ? Chaque matin, je me pose la question tout en admirant – le mot n’est pas trop fort – les pains de Gilou, son mari. Une variété de formes, et des croûtes, à les voir, qu’on entend sous la dent… Ah ces pains ! Les meilleurs de la ville assurément. Les amateurs ne s’y trompent pas : ils viennent d’un peu partout ; et leurs commentaires suffisent à convaincre le client de passage de venir les rejoindre. Hier matin, j’ai choisi un pain à la « peau » couleur de miel : il est fait avec de la farine de blé dur du Lauraguais. Un gâteau ! Tendre et moelleux, d’une cuisson parfaite. Il ne m’en restait plus qu’une petite moitié au terme de mon tour de ville quotidien. Cette boulangerie respire l’amour du  métier et du plaisir à l’offrir en partage. On y entre ainsi comme dans un rituel : avec la certitude d’y trouver, dans la « croûte » choisie, de la bonne oeuvre. En cela, Gilou et Adelyne ont le sens de l’amitié… Si le hasard, un jour, vous emmène du côté de la place de Verdun, à Narbonne, poussez donc la porte de ma petite boulangerie ! 

La Fornaria de la plaça, 42 Rue Francis Marcero 11100 Narbonne

L’ Aude passe des contrats avec l’avenir !…

 

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L’Aude est un des départements les plus pauvres de France. Conséquemment, l’emploi public ( fonctions publiques de l’Etat et des collectivités, associations liées et fonction publique hospitalière ) y est très largement dominant ; et ce d’autant que les dites collectivités , ces dernières années, ont  accordé de généreuses diminutions de temps de travail dérogatoires aux 35 heures légales, multipliant ainsi des recrutements inutiles et coûteux. La Cour des Comptes a pointé ces dérives, et c’est dans ce moment où les dites collectivités tentent de revenir à la norme commune que le préfet de l’Aude annonce sa fierté d’avoir signé 304 contrats d’avenir, dont 296 dans le secteur non-marchand (Etat, collectivités, associations…). On stabilise ou supprime des emplois d’un côté, et on en crée, de temporaires ( ! ), de l’autre… Il faudra qu’on m’explique la cohérence de cette politique, à moins de considérer qu’elle est à rechercher ailleurs : dans l’inversion de la courbe du chômage promise à la fin de cette année… Accordons tout de même le bénéfice du doute au préfet Le Franc ( çà ne s’invente pas un nom pareil pour un commissaire de la République ! ) et espérons être démenti par les 470 emplois d’avenir restant à  » caser  » ; qui le seront peut-être dans le monde de l’entreprise et des sociétés de service… Ce sera certainement beaucoup plus compliqué, mais il n’est pas interdit de rêver !

On crétinise les esprits !

 

 

 

 

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Les gouvernants de toute obédience ont une propension naturelle à prendre les citoyens en général et les électeurs en particulier pour de  parfaits crétins. Ainsi, ce Sapin, ce matin- il n’est pourtant pas bête : il est de la même promo qu’Hollande – qui  tranquillement affirme sur  iTélé  , que Nicolas Sarkozy avait « sciemment » dépassé le plafond de ses dépenses de campagne, qu’il avait  » sciemment fraudé  » .   Sciemment fraudé ! Bigre !   encore un élément de langage savamment concocté par une officine de communicants pour  » fixer  »  la cible dans un nuage d’opinions aux relents d’affairisme, de justice et de prison. C’est fort,  et,  sur ce coup, vraiment con ! Car si on comprend bien, et si les mots ont encore un sens,   l’ancien président aurait délibérément pris le risque de mettre en faillite son propre parti…  pour le reconquérir et  prendre ainsi sa revanche sur Hollande, comme on nous le serine aussi tous les jours… L’histoire du pendu qui voulait tester la solidité d’une corde à linge, en quelque sorte . Et nos journalistes de ne piper mots devant l’absurdité de tels  » raisonnements  » !… Cet après midi, je change d’air. Plage !

Pleynel se prend la plume dans le tapis…

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La justice a ordonné jeudi 4 juillet au Point et à Mediapart de retirer de leurs sites Internet respectifs les retranscriptions des enregistrements pirates réalisés chez Liliane Bettencourt par son majordome, estimant que leur diffusion constituait une atteinte à la vie privée de la milliardaire. La réaction de Médiapart, qui  » interdit  » à tout citoyen ordinaire de commenter une décision de justice, fut-il élu ou, pire, ancien président de la République, a été à la hauteur de sa réputation. Selon ses responsables, il s’agit en effet d’un « acte de censure judiciaire », d’une décision « liberticide et ubuesque »  digne de la « dictature de Pinochet » ou de la « fin de l’ère Ceaucescu » ? On imagine sans peine ce qu’il serait advenu à un Guaino, par exemple, s’il s’était permis ce genre de qualificatifs … Bref, si l’on comprend bien, les juges seraient illégitimes à fixer les limites de la liberté d’expression et celles de  » l’atteinte à la vie privée  » . De quoi nourrir les espoirs de reconversion professionnelle de tous les flics du monde. E. Pleynel et ses amis, en réagissant de la sorte, se sont pris les plumes dans le tapis. Que diraient-ils, si, le soulevant, ils y trouvaient un micro ?…

 

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