Contre-Regards

par Michel SANTO

La leçon de Peillon et celle…de Navarro !

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Au cœur des ténèbres, c’est à la reconquête d’un magistère moral perdu que  s’agitent le gouvernement et sa majorité. Après la séquence « transparence » patrimoniale, qui nous fit pleurer sur des « riches qui ne se vivent pas comme tels », voici les cours de morale laïque, qui nous ferons juger en authentique républicain.  Des travaux interdisciplinaires, la lecture de contes, le théâtre ou des jeux de rôle seront ainsi proposés à nos enfants pour comprendre le bon et  agir pour le bien. Comme par exemple l’édifiante histoire d’un sénateur de l’Hérault, ex premier fédéral  exclu du PS en 2010 pour avoir été pris « les mains et le reste » dans une sombre affaire de voyages et de pizzas. Mais qui n’en continue pas moins d’exercer la présidence de son groupe d’élus au conseil régional du Languedoc Roussillon. Cette allégorie du parfait citoyen ne serait pas complète si j’oubliais sa casquette de vice président de la Région et son intérêt philosophique, prétend-t-on, pour Robespierre et Saint Just. C’est ainsi que cohabitent, dans le Midi Libre de ce jour, les noms de Navarro et de Peillon. Je ne peux m’empêcher d’y voir une nouvelle preuve de la puissance discrète du hasard, qui, de surcroît, nous remet en scène, venues du fond de l’histoire, ces trois éternelles figures de l’âme humaine: l’hypocrisie , le vice et la vertu…  

 

 

 

 

 

 

A Castelnaudary c’est un peu de France qu’il s’agit aussi !…

 

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A Castelnaudary, c’est par le cheval que le scandale a frappé l’entreprise Spanghero ; et c’est un nommé Garot, au nom prédestiné, qui, par un malheureux hasard, sera, cet après midi, à son chevet. Un Garot que personne ne connaît, ministre délégué de Monsieur Le Foll, au patronyme, en ces circonstances, tout aussi inapproprié. Funeste coïncidence tout de même que ce Garot là et ce Le Foll soient chargés d’arrêter une hémorragie déjà bien avancée. Et morbide ironie du sort que le premier se rende aujourd’hui auprès de condamnés au supplice du même nom. Tentera-t-il une ultime compression ? En attendant un éventuel certificat de réanimation, et après avoir fait le deuil de son abattoir et commencé celui de son commissariat, le maire PS de Castelnaudary vient d’envoyer ses adieux à son parti. Dans cette cité, c’est un peu la mauvaise santé de la France qui nous est présentée…

 

Douze maires en quête de LGV !

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Douze maires se sont réunis à Béziers pour réclamer leur LGV ( Ligne à Grande Vitesse ). C’est l’info régionale du jour ! Le symbole est fort. Voilà donc nos douze apôtres partis à la conquête des « financements européens les plus élevés » , les caisses des Etats français et espagnol étant elles aussi sollicitées. Œcuménique à souhait, surtout en ce dimanche, la posture affichée n’en est pas moins d’une hypocrite et cruelle inanité. Tous ces maires, on le sait, exigent, pour leur ville, une gare TGV;  de sorte qu’à les suivre, ne s’y arrêteraient que des trains qui, à petite vitesse, forcément y circuleraient. Quant au reste, c’est à dire l’essentiel, son  « budget » , la corne d’abondance pour l’abonder est épuisée et on ne peut plus compter sur des contribuables exaspérés. Croieraient-ils donc aux miracles, nos maires en mal de publicité? Ce sont-ils humblement demandés, en ces temps de diète forcée, ce que coûtait cet offensant étalage de leur vanité ? Que ne lisent-ils l’Ecclésiate, comme le poète, il a toujours raison. Bon dimanche !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeux de masques, à gauche et à droite !

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Madame Fressoz, éditorialiste au Monde, titre son dernier  « billet » : « L’inquiétant vide idéologique » ; et appelle à une relance de la bataille des idées « comme affirmation du politique et barrage anti extrêmes, prise en compte du réel et quête de solutions franches. »

Le bonheur, la France et les français…

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Nos amis québécois ont un sens de l’humour et un esprit d’inventivité linguistique qu’il n’est pas utile ici de rappeler. Ecouter Félix Leclerc  suffit pour mesurer la distance qui nous sépare de ces francophones qui surent conserver notre langue commune tout en l’enrichissant de merveilleux idiomes afin d’éviter son envahissement par d’affreux anglicismes…

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