Contre-Regards

par Michel SANTO

Sale temps pour les mâles à Paris !

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Des dames, qui ne sont pas petites, Hidalgo, NKM, Dati et peut-être même Duflot, veulent conquérir Paris. C’est à un gynécée très agité, que ces prochaines municipales vont ressembler. Mais il faut, en chaque sein à droite et à gauche, d’abord, par des primaires, éliminer. Rachida, la première, vient d’exécuter de proches amis de Nathalie. Goasquen a été prié instamment de la fermer, au motif qu’il voulait « coucher »; ce qu’elle aurait refusé ayant d’autres chats à foueter. Comme Debré ! qui lui reproche de s’être embourgeoisée, et qui ne pourrait la blairer parce qu’elle se serait émancipée de ses pauvres quartiers. Quant à Hortefeux, sans pitié, elle le juge nul pour avoir, à l’Intérieur, passé sont temps à opposer les français. Il ne pleut pas qu’à Nantes ! Sale temps pour les mâles dans la capitale. Enfin, ceux qui courtisent Kozciusko Morizet ! Coincés entre l’ambitieuse polytechnicienne diaphane au style sagement  policé et l’ancienne beurette déterminée aux directes manières, on comprend qu’ils aient le bourdon nos bonhommes. Les cloches, sur Paris, n’ont pas fini de sonner pour les primaires de l’UMP. Les cloches ou le tocsin !

 

On l’aimerait un peu plus churchillien, notre Hollande !…

 

 

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On a tous des « tics » de langage ou d’écriture. Difficile de s’en débarrasser ! Aussi difficile que de réprimer certains muscles de mouvements convulsifs. Irrépressibles, ils nous possèdent, nous habitent. Et révèlent une part de nous même. Comme la main droite de notre Président, au pupitre toujours en mouvement, détachée d’un corps corsé par « l’idée » de sa fonction. Un petit corps tiré vers le haut par un port de tête raidi et projeté vers l’arrière. On devine aisément, sous cette posture présidentielle, des tourments, disons esthétiques, finalement assez proche de son prédécesseur ; et d’en comprendre le sens à observer l’aisance et la gestuelle d’un Obama, par exemple. Mais c’est de son « Faire en sorte que… », dans tous ses discours sempiternellement répétée que je voudrais ici rapidement évoquer . Et encore une fois à Athènes, hier, prononcée. Que de fatalisme dans l’expression ! Rapportée à son péremptoire et si lointain «  Moi Président je… », ce tic me paraît exprimer ( je peux me tromper ! ) une forme d’impuissance et d’abattement que son cerveau refuse de verbaliser. Surtout quand suivent  « … rétablir la confiance » alors même que les caisses de l’Etat, des retraites et de la Sécu débordent de dettes, que la croissance patine et le chômage augmente… Pas très encourageant et entraînant tout de même ! La confiance ne se décrète pas. Quant à faire en sorte qu’elle revienne, sans cesse ressasser, comme chez les grecs, qui en auraient, les pauvres, bien besoin ( !!! ) …On l’aimerait un peu plus churchillien, notre Hollande !…

 

La tromperie de Mosco sur les mots !

 

 

 

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Il  est chauve ! Un  menton avancé virilise son visage poupin. A son sommet, un large front bombé. Tout exprime intelligence, volonté et ambition. L’empâtement des tissus y ajoute même, judicieusement, une petite pointe provinciale : elle sied aux fils de bonnes familles formatés par Sciences-Po et l’E.N.A ; elle les notabilise ! juste ce qu’il faut pour leur donner un air « peuple ». Enfin ! pas celui des usines et des champs. Trop vulgaire ! Non, plutôt le genre « branché », celui des villes. A l’image de celui qui descend dans les rues de Paris pour acclamer la « Gay Pride », son Télérama sous le bras ! Je disais donc que Pierre Moscovici, puisqu’il s’agit de lui, passait hier soir à la télé. Voix plate, onctueuse, il débitait ses « éléments de langage » avec des moues d’acteurs de série B. Son Président avait-il  annoncé des coupes dans les dépenses publiques, l’austérité quoi ! qu’inlassablement il répondait : « austérité, rigueur, non, non !… sérieux oui, oui !… Nous sommes des responsables publics sérieux !… ». A la tromperie sur la marchandise de la filière agro alimentaire répondait ainsi la même escroquerie dans le langage politicien. Un langage où les mots sont dévitalisés et lyophisés à la chaîne dans d’anonymes officines de « com » pour être placés, en tête de gondole, dans les grandes surfaces médiatiques. C’est ainsi qu’ on alimente notre besoin d’infos…Un gavage général de produits bien lêchés, sans valeur ni saveur ! Les « Spangheros » ont été condamnés pour tromperie sur la marchandise, celle de Mosco sur le langage est au contraire avalée sans protester…

 

 

 

Philippe Lucas! Cui bono ?

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Manuel Cudel a mené l’enquête et nous révèle ce matin dans le Midi Libre le contenu de l’accord passé entre le Grand Narbonne et Philippe Lucas. Un achat « d’image » en réalité. Et quelle image ! Celle d’un faux voyou au physique bodybuildé et un  peu empâté dont les « Guignols de l’info » et Nicolas Canteloup assurent la notoriété ! Après Forster et les lignes épurées de son futur musée, je pensais que la communication de cette ville allait enfin changer. Eh bien, voilà qu’on nous annonce, de l’Espace Liberté, le grand retour de l’antique péplumnisé et grassement rémunéré. Car, sans vouloir l’offenser, Philippe Lucas est à la communication institutionnelle ce que l’amphore géante du rond point de Narbonne est au mobilier urbain : le comble du kitsch ringardisé…Cui bono ?

 

Adresse aux  » Spanghero  » .

 

 

 

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Vous l’avez sans doute vu  comme moi sur votre écran de télé. Raide, sec. De noir, tout vêtu. Dans un micro, ses mots, en rafales étaient jetés. Durs, violents. A charge. Comme des balles, destinées à « tuer ». Les « Spanghero » étaient visés : l’entreprise, ses salariés. J’ai tremblé en l’entendant ! Ses yeux ? Un regard sombre où brillaient des étincelles d’acier. Comme un couperet ! Un ministre devenu procureur. Sans pitié ! Comme une cruelle parodie remontant du passé. Fraude organisée, faute, négligence, aujourd’hui je ne peux, avec certitude, dire. Mais ceci, qui me révolte : plus de 300 salariés ont vu un Hamon, à la télé, les foudroyer. Et les médias l’accompagner. Pas un mot, un seul ; pas une seule pensée pour ces vies brutalement agressées ; des familles entières traumatisées, un « pays » blessé. Et mon ami Laurent ! Son nom, à son image, souillé. Une offense à tout ce qu’il représente de courage, de simplicité, de vaillance et de dignité. De générosité aussi. Dieu qu’il en manque ce Ministre,  que, pour ses mots, je ne saurais pardonné…

 

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