Dans ma petite cité, qui se voit grande et qui n’est pas Cambrai, on distribue des bêtises à toute volée. On y veut battre monnaie et sociocratiser ( !!! ), sous l’égide de « Potes », dans leur Maison, chapeautés de phrygiens bonnets. A les entendre, c’est une Commune qu’ils voudraient instituer ! La citoyenne Herpe, Vice- Présidente du Grand Narbonne, l’a claironnée en présentant ses vœux au personnel de la Maison de l’Emploi et de la Formation. Cette narbonnaise monnaie « répond à la volonté du Président et des élus de mettre en place ce système pour lutter contre le capitalisme et tous ses maux! », a-t-elle proclamé. Des sous et des billets pour tuer le capital et ses valets, il fallait y penser ! Nos sans-culottes d’opérette l’ont osé. Les chômeurs du Narbonnais, à dame Herpe, dans sa Maison de l’Emploi, demain, sauront lui rappeler sa naïve envolée et viendront lui chanter sur des airs de Pottier : « Par ici la monnaie ! »
Manuel Valls vient de l’Europe du Sud, et du Nord de l’Espagne. Son atavisme catalan explique son côté raide et hautain. À Barcelone, on n’aime guère les espagnolades à la mode andalouse; les joueurs de castagnettes non plus! On y affirme sa puissance, son ambition aussi. «L’ esprit» de ce peuple, qui se veut une nation et voudrait être un Etat, est teuton ! C’est à Aix-la-Chapelle, en 1980, que se rendit Jordi Pujol, lorsqu’il devint président de la Generalitat de Catalogne. Et de s’exclamer devant le tombeau de l’empereur: «Charlemagne, tes Catalans sont de retour !». Hier, à Berlin, pour célébrer le cinquantenaire du traité de l’Elysée, j’eusse aimé, à la place de François, voir Manuel dans les bras d’Angela. Olé !
Dans le Narbonnais, on ne crée pas de valeur ajoutée, mais on a des idées avancées ! Citoyennes, s’entend ! Qui germent dans des cafés où naissent des « Collectifs », qui le sont tout autant. Ils veulent, en Narbonnaise , désormais « battre monnaie »! C’est à la « Maison des Potes », solidairement subventionnée, que leur première « feuille » dédiée à ce sujet vient d’être présentée. Un long et obscur plaidoyer sur la « sociocratie » y est pédantesquement étalé ; une enfilade de perles citoyennes parmi lesquelles cette beauté : « en sociocratie les membres d’une organisation n’exercent pas de pouvoir les uns sur les autres » !!! On ne doute pas, qu’au Grand Narbonne et à sa « mairie », ce citoyen précepte, Jacques Bascou, saura le faire respecter. Dans le Narbonnais, on n’a pas de pétrole, mais on produit d’abondantes et fumeuses idées …
On connaît la propension de certains de nos députés à donner des leçons de morale et de vertus à tous les français. Quand ce n’est pas des conseils de gestion aux chefs d’entreprise et aux dirigeants du monde entier. J’ai fréquenté de près ce genre d’engeance à qui l’onction du suffrage universel fait miraculeusement oublier son « seuil d’incompétence ». La modestie ne l’étouffe guère non plus, surtout quand elle se couvre de principes et valeurs humanistes. Ce qui donne ceci, dans le style patron de choc et anti-social : « Je ne souhaite pas une bonne année aux agents qui ont un poil dans la main et qui font faire le travail aux autres ». Une menace « républicaine » proférée par le Député-Maire de Carcassonne, par ailleurs champion incontesté de l’ absentéisme parlementaire ! Un retour du refoulé que nos feuilles locales ont négligemment et généreusement omis de relever.Comme dit l’autre : « ça parle là où ça souffre ». Bonne santé, Monsieur le Député !
Georges Roques est géographe ; il a écrit un formidable : « Paradoxes en Languedoc Roussillon. Une région surfaite ? Editions Cairn, Pau, 2010. 207 pages. », que devrait posséder tout habitant de ce territoire soucieux de vérité. La propagande des institutions régionales y est sérieusement décryptée et la « statue » de Georges Frêche méthodiquement déboulonnée. Une statue à l’image d’un homme, un mélange d’intelligence et d’érudition, de violence et de vulgarité, adulé par des cohortes de journalistes et d’élus victimes du complexe de Tarascon, dont l’enflure et les provocations servaient à masquer les misères de la plus pauvre, avec le Nord Pas de Calais, des régions françaises. On se souvient encore de « Montpellier capitale de l’Europe du Sud » , et de « la région comme porte d’entrée de la Chine en Europe », ou, dans un genre beaucoup plus trivial : « les électeurs sont des cons » et « les vieux marchent au chocolat ». De cela, Pierre Serre, dans son « Georges Frêche tel qu’en lui même . Je vous l’avez bien dit », tout récemment sorti, ne dit, en bon fréchophile, précisément rien. Un livre de bigot inutile et sans intérêt ! On attend donc encore celui qui saura montrer ce que cet homme cachait en réalité de ressentiments et de frustrations, lui qui, maire d’une petite et périphérique capitale régionale et président d’une région tout aussi périphérique et pauvre, s’est toujours rêvé en grand Ministre de la République pour finir en Tartarin des plateaux de télé. Un véritable livre critique qui nous révèlerait enfin , à travers ses grandeurs et ses misères, un Georges Frêche authentique et, qui sait ? peut- être, finalement sympathique…
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