Contre-Regards

par Michel SANTO

La fête de la musique arrive, moi je pars…

La fête de la musique arrive, moi je pars. Ailleurs que dans les relents de bières et les odeurs de pisse, ailleurs que dans l’enfer sonore où les têtes sont vides. Terre, terre voici la rade de Llafranc. C’est là, je vous le dis, que le bonheur existe…

PS: On l’aura compris, avec Aragon!

Sur la route de Tolède.

Dans la foulée de l’ancienne municipalité centre droit, la nouvelle, de gauche et d’ouverture, s’en est allée sur la route de Tolède, conduite par le même président de la Commission Archéologique de Narbonne. Un rituel qui, chaque année, se déroule en juin, à l’occasion de la Fête-Dieu. Et qui serait justifié par le passé Wisigothique commun à Narbonne et Tolède.
On sait en effet qu’après avoir eu Toulouse comme capitale, les Wisigoths l’installèrent à Tolède  lorsque Clovis les battit à la bataille de Vouillé en 507,  ne conservant que la Septimanie (le Languedoc d’aujourd’hui, enfin, à peu près…). Bien ! Mais c’est oublier que cette « capitale spirituelle de l’Espagne », cette « ville de magies et d’occultisme », « ésotérique et cabalistique » (voir le dictionnaire amoureux de l’Espagne de Michel Del Castillo) est aussi une ville qui occupe une place bien particulière dans l’imaginaire des nostalgiques du franquisme. C’est là, en effet, et a
lors qu’il envisageait une offensive sur Madrid, que le général Franco et son armée se rendît afin de soutenir les rebelles assiégés depuis le 22 juillet 1938 et , qu’après deux mois de résistance et la destruction de l’Alcazar, les républicains furent mis en déroute.De cette victoire Franco en tirât certainement sa reconnaissance officielle par l’Italie et l’Allemagne. Quant à la capitale espagnole, elle fut prise le 28 mars 1938, mettant fin à la guerre civile espagnole.

Les très nombreux espagnols de Narbonne venus d’Alicante, de Murcia, d’Aragon ou d’Almeria chassés par la faim ou la guerre civile, leurs fils ou leurs petits fils, savent cela. Aussi, grande est leur surprise d’entendre parler de jumelage avec une cité qui, par delà la très académique référence au royaume wisigoth, représente encore dans leur esprit un syncrétisme politico-religieux aux antipodes de leurs valeurs républicaines.
En ce samedi 14 juin 2008, je lis dans le journal  » l’Indépendant  » que le club Ferroul , lui, s’en est allé visiter l’exposition « Il était une fois la République espagnole », à Argelès- sur- Mer.Une expo itinérante qui tombe à l’heure, si je puis dire, pour rafraîchir les mémoires et les prémunir contre les manipulations de toutes sortes.Qu’à grandes foulées, elle prenne vite la route de Narbonne !

Une bonne et une mauvaise idée.

Une bonne idée dont pourrait s’inspirer J. Bascou, le nouveau président de la C.A.Narbonnaise : un seul ticket pour se rendre à la plage de Montpellier. La communauté d’agglomération de Montpellier et la TaM, qui gère ses transports en commun, proposent  en effet de rejoindre la plage de Villeneuve-lès-Maguelone en combinant tramway, bus et VTT, pour le prix d’un simple ticket de transport en commun aller-retour (2,40 euros). Pas trop compliquée à mettre en place, elle permettrait de fournir gratuitement sur la Narbonnaise une centaine de VTT aux terminus de Narbonne-Plage et de Gruissan tous les week-ends de juin, et tous les jours en juillet et en août, de 9 heures à 19 heures.Et pourquoi pas confier la gestion de ces deux stations à une entreprise d’insertion de jeunes en difficultés!

Tiens! A propos de difficultés et non de bonnes idées montpelliéraines, Georges Frêche, divers gauche adoubé par la fédération du PS héraultait pour conduire la liste socialiste aux élections sénatoriales de septembre prochain, jette l’éponge. En face,la majorité socialiste du Conseil Général dirigée par Alain Vézinhet lui opposait une liste dissidente…Cinq ans qu’il préparait sa sortie par le Sénat , le Georges! Et le voilà privé de belote avec Jacques Blanc.Une très mauvaise idée…

Chronique de Narbonne. L’effacement du souvenir!

bruelfanettenarbonne2

Monuments aux morts de Narbonne. Bruel Fanette.

 

Dimanche, 8 juin 2008. Il est 10 heures 30, les halles de Narbonne s’éveillent. En face, le monument aux morts est entouré de porte-drapeaux. Ils attendent. « Les officiels » aussi. Quoi, me demande une amie devant le stand du fromager? Ben! je n’en sais rien… Rapide tour des étals, quelques « bonjour! » , puis rejoindre la maigre troupe de badauds et de «commémorants».

Le plaisir est dans la chasse…


Lourdes est une ville de miracles. Narbonne aussi.Depuis l’apparition de son nouveau maire, plus d’embouteillages, plus de papiers gras et de crottes de chiens. Même les commerçants du centre ville font paraît-il des affaires!Touchée par la grâce électorale, la rédaction locale du Midi Libre voit désormais tout en rose. Et son saint patron aux   » humeurs  » assassines  semble baigner désormais dans un silence contemplatif .Une conversion qui me fait presque regretter ses prêches d’antan, violents et intraitables, où s’affirmait néanmoins un vrai talent de plume. Il est vrai que le plaisir est dans la chasse. Pas dans la prise…

PS: Hier, une mauvaise manoeuvre et je découvre, honteux, sur mon blog, un brouillon d’article écrit à la « jetée »…

Articles récents

  • 𝐒𝐢 𝐣’𝐨𝐬𝐚𝐢𝐬.
    Ils s’assoient.Leurs mains se rejoignent. Les doigts parcourent la peau des bras, effleurent un visage. Ils rient. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐛𝐥𝐞𝐮𝐞.
    17 h 30.Le banc des Barques. Le vent remonte du canal. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail Tweet […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐞 𝐛𝐚𝐧𝐜 𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐨𝐛𝐢𝐧𝐞.
    L’homme occupe le premier banc, au départ du chemin de halage. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) […]
    Aucun commentaire
  • Un nouveau mal du siècle
    « 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑜𝑖𝑟 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑙’𝐸́𝑡𝑎𝑡. 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑛’𝑒𝑛 𝑚𝑜𝑢𝑟𝑟𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑒́𝑣𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑒𝑛 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑝𝑝𝑒́𝑠. 𝑄𝑢𝑖 𝑛𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖 𝑔𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑛𝑒𝑟, 𝑟𝑒́𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒𝑟, […]
    Aucun commentaire
  • 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞𝐦𝐞𝐮𝐫𝐞.
    Le temps passe. Il emporte les voix et les visages. Les gestes s’effacent. On croit à la ruine. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un […]
    2 commentaires