Contre-Regards

par Michel SANTO

L’effet  » papillon « .

 

 

 

 

 

Hé bien! Hier, j’ironisais sur l’effet  » Villepinte  » attendu par Hollande en lui annonçant un effet  » boomerang « . Je ne croyais pas si bien écrire. Le temps d’une bonne nuit de repos et c’est l’effet  » Besson  » qui lui arrive en pleine poire.

Ce dernier vient en effet de claquer la porte en abandonnant son fauteuil de secrétaire national du PS à l’économie. L’effet  » pervers  » d’une organisation de campagne où l’amateurisme de beaucoup exacerbe les ambitions de certains. Et après la dernière sortie de Montebourg,celle de Besson illustre la pertinence analytique du non moins célèbre effet « domino ». Comme si cela ne suffisait pas, c’est dans ce pataquès que vient de sonner, dans toute sa pureté de cristal , une parole Royale a faire dresser sur la tête le peu de cheveux qui restent encore à nos professeurs de français:  » Il faut de l’ordre juste dans le domaine du Parti socialiste comme dans le domaine du développement économique ».

Mais comment peut-on donner sa confiance à une dame qui n’arrive pas à parler un français correct et qui truffe ses discours de médiocres clichés? A cette cadence, qui dépasse le seuil du tolérable, on peut se demander (ce qui serait une circonstance atténuante ) si elle n’est pas  victime d ‘un effet  » Lang « . Dans ce cas, qu’elle le vire!

Il est vrai que ce n’est pas facile, et qu’elle aurait tout à craindre d’un effet « papillon ». Une théorie selon laquelle le battement des ailes d’un papillon  peut conduire bien plus tard à de vastes conséquences (un ouragan, de l’autre côté de la planète, par exemple).

 

Effets de manches.

 

Il paraît que nous allons avoir un effet « Villepinte ». Hollande nous en avertit. Bien ! Va falloir s’y préparer. Pour le moment, pas la moindre vibration. D’après les sondeurs d’opinion : calme plat et stagnation de la côte de Ségo. L’effet tarde, le moral baisse et on commence à s’énerver. En conséquence, les esprits s’échauffent. Classique ! Trop  de  dépenses d’énergies provoquent immanquablement un effet de « serre ». Ce qui est très dangereux pour la santé. En politique, comme en économie, il y a aussi, en effet, des effets de « seuil ». Et en deçà d’un certain niveau de persuasion, le risque est de « prendre un bouillon » ! Quant aux effets « de manches », ils ne seront d’aucun secours…Ou alors, gare à l’effet  » boomerang »!

La Madone,Bernadette et Nicolas.

 

Dimanche 11 février 2007, nous fêtons le 149ème anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie, au pied du rocher de Massabielle, à Lourdes, devant une Bernadette Soubirous se croyant victime d’une illusion.

Hasard du calendrier ou manifestation de la providence, Bernadette Chirac ( Jacques aussi) était reçue cet après midi, par la grâce de Michel Drucker, chez des millions de téléspectateurs, pendant que Marie Ségolène Royal, elle, officiait, par désir d’avenir, une grande messe de fidèles galvanisés par des " tubes" de Madona (!!!) , à Villepinte. Quant à Nicolas, notre saint patron des petits enfants,il s’adressait, dans ce temple de la gauche qu’est la Mutualité, à la France!

Il y a des jours , comme ça, où se télescopent des images et des situations qui donnent plus à penser sur le sens, ou le non-sens, des évènements que la lecture de tous les quotidiens disponibles.  

Madame Flocon.

 

Arlette, la sévère  madone des «  travailleurs et des travailleuses » a du souci à se faire. Marie Ségolène (avant qu’il ne soit amputé, son prénom  évoquait trop Marie-Chantal, peut-être?) la mime. La voilà qui veut nous faire croire qu’elle est de gauche à présent. Et qui prend modèle, en plus chic, sur notre jeune retraitée du crédit Lyonnais. En témoigne ses derniers discours, dont le ton et le phrasé semblaient tout droit sortis de la bouche de l’indestructible et inusable canditate trostkyste à l’élection présidentielle. Son sourire aussi est plus crispé, sa descente dans les sondages sans doute. Un sourire du genre à éclairer la face de celle qui vous annoncerez, au nom du bonheur de l’humanité, une peine de prison à perpétuité. Ou de celui d’une madame Flocon, épouse d’un député porté au Palais-Bourbon par la révolution de 1848 et qui confiait à une commère : « Maintenant c’est nous qui sommes les princesses » ? ( voir l’épatant croquis politique de Madame Royal dessiné par Philippe Meyer… en 1995)

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