Il y avait foule hier soir dans le centre ville de Narbonne. Et du bruit aussi! Le mécanique, et de ferraille, des manèges, auquel se mêlait celui d’une fanfare ambulante sur un fond de paroles et de cris indistincts. Une houle sonore envahissant places et rues devenues soudain trop étroites pour en contenir le flux. L’idée folle m’est pourtant venue que nous étions en « état de guerre et d’urgence », que « la guerre civile » risquait d’advenir, selon les propres mots de Manuel Valls, qu’il y a un mois, jour pour jour, au moment où j’écris ces lignes, mourraient sous les balles de fanatiques 130 innocentes personnes, que la planète était en survie, que la COP21 se terminait par un « accord historique » et que ce soir de ce dimanche nous saurions si le « fascisme » était passé ou pas en NPCP ou PACA. Je me disais donc cela après que j’eus constaté moi même que tout me portait à cependant l’oublier. Et puis, cheminant par les boulevards extérieurs pour rejoindre la place du Forum, la surprise et la joie de me retrouver au milieu d’étals d’artistes de la galerie collectiveBlend’Art.
Le président de « J’aime Narbonne » et Jacques Bascou veulent « motiver les militants et sympathisants socialistes ». À l’exclusion des « taupes » de Nouveau Narbonne qui paraît-il en seraient… C’est leur souci de l’heure, le moral des troupes étant au diapason de la côte de confiance de François Hollande: au ras du gazon. Pour ce faire, elles étaient invitées, hier, au Château de Montplaisir, un lieu prédestiné pour une petite fête , dans une salle des Foudres heureusement réquisitionnée pour les protéger de funestes nuages chargés d’électricité qui depuis quelques jours déversent des quantités d’eau inouïes sur notre Cité et dans la Région.
Que noter aujourd’hui qui n’ait l’air d’une reprise (dans tous les sens du terme) de ce que les médias nous font entrer dans la tête du soir au matin ? Puisqu’il est établi une bonne fois pour toutes que si la neige tombe en abondance, les chinois restreignent les libertés, les juges libèrent les truands (et emprisonnent les policiers), le climat se réchauffe, les déficits se creusent, la santé se dégrade, l’éducation n’en parlons pas et tout le reste à l’avenant, la faute en revient à nos gouvernants et que les solutions sont dans les serviettes de leurs opposants, pensons à autre chose. Je ne sais pas moi ! A la chapelle des Auzils, tout en haut de la Clape, avec pour horizon la mer et la chaîne des Pyrénées, à Andrée Chédid et son dernier livre de poèmes, à cet espagnol de 90 ans rencontré ce matin qui connut bien mon grand père, à cet homme ou cette femme inconnue qui me tendait la main, à cette amie et mes étoiles… A tout ce qui fait l’étoffe de nos vies. A ces mouvements du corps et de l’âme qui me font tourner le dos au spectacle du monde, enfin. Un spectacle qui, en ce temps d’Avent, nous en présente la forme la plus vulgaire et la plus mercantile dans ses marchés de Noël: des baraques en rondins synthétiques couvertes de coton et remplies de pacotilles. L’image même d’une société tombée dans l’oubli de sa culture et dopée au dérisoire. Prête ainsi à s’offrir à tous les marchands d’illusions…
La scène se répète. À Montpellier, Paris ou Avignon, des cadres écologistes quittent les rangs. Ils rejoignent La France insoumise. Ce n’est plus une anecdote, c’est une hémorragie. Une […]
Da Empoli poursuit son inventaire. Après le chaos et le mage, voici les prédateurs. Il décrit la retraite du politique. Les dirigeants parlent. Les flux décident. Les nouveaux souverains tiennent les […]
Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, un avocat a parlé. Il n’a pas défendu. Il a sali. Dans le prétoire, lieu de droit et de mesure, l’infâme a trouvé une voix. Des mots pour […]
Les rayons craquent. Ce n’est plus de la littérature, c’est une offensive. En France, la librairie est devenue un champ de tir. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Davos n’a pas fait « reculer » Donald Trump. Il a simplement rappelé que l’Europe parle quand l’Amérique décide. L’Union européenne reste structurellement dépendante. Militairement d’abord. Sans les […]