Croquis de Denis Carrière. Les Halles de Narbonne…
J’espérais, après que Denis Carrière, artiste-peintre de son état, ait été prié, par deux agents municipaux zélés, de sortir des Halles de Narbonne, avec son carnet et ses feutres, au motif qu’il n’avait pas demandé l’autorisation d’y croquer, comme à son habitude, deux ou trois scènes de sa « vie », qui lui prennent tout au plus 10 minutes, que Didier Mouly se fendrait d’un communiqué, sinon d’excuses, en tout cas empreint de bienveillance envers l’intéressé et d’étonnement devant la réaction malvenue et disproportionnée de ses services (1).
D’abord, disons que j’ai participé au rassemblement républicain du 11 janvier, et que j’y étais sans brandir une petite affichette, « Je suis Charlie » ou « Charlie ». Disons encore, que je ne cessais d’expliquer autour de moi, à des jeunes, et moins jeunes, voisins, ce qu’avaient de réducteur ces slogans et ce qu’en faisaient les « médias » : de l’auto-promotion! ; que j’étais aussi « flic », « juif » et « musulman », parce que eux aussi victimes des mêmes terroristes islamistes. Bref! que j’étais un citoyen français touché au plus profond de ses convictions philosophiques et politiques, et qu’un crayon planté dans des cheveux faisait une belle image, mais que cette image n’était pas celle de la France rassemblée dans toutes les places et les rues de ses villes et villages.
« Être ou ne pas être Charlie, telle est la question qui monte en ce moment.
Elle s’est posée sur ce blog dès la semaine dernière à la suite du billet dans lequel je saluais la formidable mobilisation en réponse au massacre perpétré chez Charlie Hebdo. J’ai lu attentivement les commentaires des fidèles qui ne partageaient pas mon point de vue. C’est là que j’ai commencé à voir poindre le malentendu. D’où ce billet… »
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