L’inflation est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Il en va de même pour la parole politique. Sa « valeur » d’achat, sur le marché électoral, notamment, est inversement proportionnelle à la quantité d’images et de mots produite et mise en circulation dans les circuits de diffusion médiatiques et les réseaux sociaux. C’est la réflexion que je me faisais ce matin, en ouvrant ma tablette et lisant mon quotidien local. Il ne se passe pas un jour de cette campagne électorale des régionales, dans ma petite ville et son département, sans que son espace médiatique ne soit en effet couvert de photos d’une des 12 listes en compétition.
Dominique Reynié n’a pas cédé et a finalement viré la tête de liste du 34 pourtant designée par la commission nationale d’investiture des Républicains, Arnaud Julien. Une tête de liste fortement contestée par les grands élus du département, qui demandent tranquillement à Nicolas Sarkozy d’en prendre acte, en sachant que de toute façon il est désormais trop tard pour lui de changer la nouvelle donne ainsi créée. C’est donc le maire de la Grande Motte, Stéphane Rossignol, qui conduira la droite et le centre réunis du département, pour les régionales, en décembre prochain.
La nouvelle région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées formera un ensemble de 5,7 millions d’habitants, dont le poids démographique et économique sera équivalent à celui de l’Écosse. Elle peut certes compter sur un fort dynamisme démographique , la force d’entraînement des deux métropoles régionales, des projets d’infrastructures ambitieux et une économie présentielle dynamique (commerce, administrations, tourisme). Mais elle devra aussi faire face à des contraintes, qui ne sont pas de la même nature pour ses deux composantes. Le Languedoc Roussillon est confrontée à un niveau de pauvreté et un taux de chômage parmi les plus élevés de France, tandis que la partie Midi Pyrénées est confrontée à des défis majeurs en matière de transports (concrétisation de la futur LGV vers Bordeaux, désengorgement de l’agglomération toulousaine).
Merveilleuse presse régionale! Ce titre, dans l’Indépendant : « Le chômage en forte baisse dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales ». Que l’on doit trouver dans tous les journaux de la grande région LRMP, et d’autres départements que le mien, du groupe de presse de monsieur Baylet. À la vérité, n’ayant pas les moyens de les lire, je m’avance peut-être un peu trop dans ce qui pourrait s’avérer un faux procès. Dans ce cas, si par un tout aussi merveilleux hasard, ou improbable déviance éditoriale, il en était autrement, de cette information relative au marché de l’emploi, je prierais le lecteur de ce billet d’humeur de me le faire savoir.
Le sénateur UMP Jean-Pierre Grand, en bon rentier de la politique qu’il est, n’a pas accepté la désignation de Dominique Reynié, pour conduire la liste de la droite et du centre aux élections régionales de décembre prochain, au point de rejoindre celle conduite par Philippe Saurel, dans l’Hérault. S’il s’était contenté de cela, on le laisserait tranquillement à l’avant- dernière place de cette liste à débattre avec ce qu’il lui reste de conscience politique. Mais au lieu de se faire oublier, pour mieux se rendre utile auprès de Saurel, le voilà qui ne cesse de poursuivre de sa vindicte le Reynié en question, en publiant lettres et publications, adressées à Nicolas Sarkozy, sur l’éventuelle inégibilité de ce dernier. Avec le risque, calculé, de faire exploser sa liste et ruiner ainsi sa campagne.
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