Contre-Regards

par Michel SANTO

Articles marqués avec ‘Paul Valéry’

Dimanche ! “Mauvaises” pensées et autres…

   

Finalement, à lire les publications qui défilent sur ma page d’actualités Facebook, et quel qu’en soit l’objet, je constate un grand conformisme chez leurs auteurs. Rares sont ceux, en effet, anonymes, parce que masqués, ou pas, à sortir de leur bocal idéologique pour nous surprendre d’une réflexion personnelle. Cela vaut pour les adeptes haineux des diverses sectes complotistes ou les militants et soutiens inconditionnels, souvent violents, d’une « cause » philosophique ou politique. J’observe aussi qu’échappent à  ce comportement moutonnier quelques personnalités qu’on aimerait rencontrer ailleurs que sur les réseaux sociaux ; et qu’elles ont souvent, pour ne pas dire toujours, le goût des livres et de la littérature.

Ce matin là, dans le cadre de ma fenêtre, très haut dans un ciel couleur d’acier…

 

 

 

Ce matin là, dans le cadre de ma fenêtre, très haut dans un ciel couleur d’acier, des martinets  signaient de noires arabesques. Plus bas, des hirondelles virevoltaient jusqu’au ras des toits, tandis qu’une tourterelle  plongeait dans le feuillage d’un arbre à l’odeur lilas. Il tombait une pluie fine qui courbait la cîme du cyprès où niche un couple de verdets. La ville était encore plus silencieuse qu’à son habitude, à cette heure et ce jour là. Sur mon bureau étaient une grande tasse de café et un petit livre de Régis Debray : “Un été avec Paul Valéry”, ouvert à la page 124. “Que serions nous sans le secours de ce qui n’existe pas ? Peu de choses, et nos esprits bien inoccupés languirraient si les fables, les méprises, les abstractions, les croyances et les monstres, les hypothèses et les prétendus problèmes de la métaphysique ne peuplaient d’êtres et d’images sans objets nos profondeurs et nos ténèbres naturelles.” Rien ne résiste en effet à qui fait preuve d’une intransigeante lucidité sinon cette part de  nous-même qui s’accorde au réel pour le sublimer… 

 

 

 

La lumière compromise!

direct sun light


Mes pages :

Paul Valéry — Regards sur le monde actuel, page 123 de cette édition électronique. Texte daté de 1939

«Parmi tant de progrès accomplis, il n’en est pas de plus étonnant que celui qu’a fait la lumière. Elle n’était, il y a peu d’années, qu’un événement pour les yeux. Elle pouvait être ou ne pas être. Elle s’étendait dans l’espace où elle rencontrait une matière qui la modifiait plus ou moins, mais qui lui demeurait étrangère. La voici devenue la première énigme du monde. Sa vitesse exprime et limite quelque chose d’essentiel à l’univers. On pense qu’elle pèse. L’étude de son rayonnement ruine les idées que nous avions d’un espace vide et d’un temps pur. Elle offre avec la matière des ressemblances et des différences mystérieusement groupées. Enfin cette même lumière, qui était le symbole ordinaire d’une connaissance pleine, distincte et parfaite, se trouve engagée dans une manière de scandale intellectuel. Elle est compromise, avec la matière sa complice, dans le procès qu’intente le discontinu au continu, la probabilité aux images, les unités aux grands nombres, l’analyse à la synthèse, le réel caché à l’intelligence qui le traque et pour tout dire, l’inintelligible à l’intelligible. La science trouverait ici son point critique. Mais l’affaire s’arrangera.» 

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