Donc, les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, – qui, tirés au sort parmi des volontaires pour la plupart écologistes ou sympathisants, représentant un échantillon représentatif de la population française, – ont rendu leur verdict dimanche, dix sept mois après le début de leur mission, en attribuant un très médiocre 3,3 sur 10 au gouvernement s’agissant de la prise en compte, par lui, de leurs 149 propositions.
Non ! Philippe Jaccottet n’est pas mort le 24 février 2021 à Grignan, dans la Drôme.
« Mais faut-il que l’horreur de la mort contamine toute l’étendue de la vie, triomphe en ne laissant rien de beau autour d’elle ? Je me dis parfois : la beauté est aussi incompréhensible que la douleur, donc aussi réelle, donc également forte et nécessaire. Le corps serait comme quelqu’un qui tient une lampe. Il ne faut pas que la lampe refuse de brûler parce que son porteur se fatigue, s’amenuise, s’effondre. »
À travers un verger, page 38 (Fata Morgana 1973)
Et ce poème : L’ignorant (poèmes 1952-1956. Éditions Gallimard, 1957.)
Plus je vieillis et plus je croîs en ignorance,
plus j’ai vécu, moins je possède et moins je règne.
Tout ce que j’ai, c’est un espace tour à tour
enneigé ou brillant, mais jamais habité.
Où est le donateur, le guide, le gardien ?
Je me tiens dans ma chambre et d’abord je me tais
(le silence entre en serviteur mettre un peu d’ordre),
et j’attends qu’un à un les mensonges s’écartent :
que reste-t-il ? que reste-t-il à ce mourant
qui l’empêche si bien de mourir ? Quelle force
le fait encor parler entre ses quatre murs ?
Pourrais-je le savoir, moi l’ignare et l’inquiet ?
Mais je l’entends vraiment qui parle, et sa parole
pénètre avec le jour, encore que bien vague :
«Comme le feu, l’amour n’établit sa clarté
que sur la faute et la beauté des bois en cendres… »
*Philippe Jaccottet est né le 30 juin 1925 à Moudon, petite ville du canton de Vaud, en Suisse romande. Il vivait à Grignan dans la Drôme depuis 1953 avec sa femme peintre, Anne-Marie Haesler. Il a traduit Goethe, Friedrich Hölderlin (Hypérion), Giacomo Leopardi (Canti), Robert Musil (L’Homme sans qualités) , Rainer Maria Rilke (Elégies de Duino) , Thomas Mann (La Mort à Venise), notamment. l’Odyssée d’Homère aussi, en vers de quatorze syllabes.
Quoique l’on dise et pense de sa liberté – et de ses différentes formes d’expression : sociales, économiques, intellectuelles… elle n’est – ne peut-être – que conditionnelle. Son régime naturel, façon de parler, est, par analogie juridique, la semi-liberté ; et l’autocensure – ou l’hypocrisie ou l’ancestrale peur du « qu’en dira-t-on » – sa justification… (En écho, et d’un jet, la réaction à la publication matinale, sur la page Facebook de mon ami, l’écrivain Gil Jouanard)
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