Soudé à la paume des ados. Il vibre, clignote, alerte. Il est tout. Sauf un téléphone. Essayez d’appeler vos petits ou grands petits-enfants. Rien. Le néant. Vous fixez l’écran. « Appel en cours. » Eux, ils scrollent. TikTok, mèmes de chats, petits cœurs. Le monde peut attendre. Sauf urgence. Urgence, ça veut dire contrôle de maths. Ce n’est pas du mépris. C’est une stratégie. L’appel vocal, pour eux, c’est brutal. Ça surgit. Ça impose. Ça oblige à parler, là, maintenant. À bafouiller. À mentir. À se justifier. C’est non. Alors ils préfèrent les messages. Les DM. Les snaps. Les vocaux bien pesés, avec pause dramatique si besoin. Le mot juste. Le bon emoji. Et s’il faut ghoster, on ghoste. S’ils voient « Papa ou Papy mobile », ils laissent sonner. Et répondent après. En texto. Maîtres du jeu. Ce silence n’est pas une fuite. C’est une forme de contrôle. Une façon de dire : « Je choisis quand je parle, et comment. » Et nous ? On insiste. On appelle encore. On espère. Peut-être faudrait-il faire autrement. Prévenir avant. Envoyer un message. Ou se taire. Ils ne coupent pas le lien. Non! Ils le redessinent. À leur façon. Par images et silences. Indifférents à nos reproches. Moqueurs. Ils nous demandent de mieux s’ajuster. Pas de moins communiquer. Ils ont peut-être raison.
Ce billet fait suite à deux conversations, ce matin, avec des grands-parents qui, comme moi, s’irritent parfois de ces façons de communiquer de leurs propres petits enfants.
Il passe tous les jours devant ma cabane. Vers quinze heures. Trente ans peut-être. Blond. Le visage doux. Il dit « Bonjour » sans insister. Toujours avec la même jeune fille. Discrète. Ils se ressemblent. Il tire une petite remorque. Parasols, chaises, serviettes. Et tout ce qu’il faut pour pêcher. Sur la plage, ils s’installent un peu à l’écart. Ils se baignent. Moins que les autres. Lui, il prend un masque et un tuba. Il part loin, chercher des appâts. Elle l’attend. Puis lui caresse les cheveux. Il rêve. Quand la plage se vide, il plante ses cannes dans le sable. Lentement. Seul. Parfois il prend deux dorades. Trois, rarement plus. Ce soir-là, le ciel était rose, lavé de bleu. Benjamin ne bougeait presque pas. Ses gestes épousaient le murmure des vagues. Il respirait avec la mer. C’était le dernier souffle du jour.
L’acétamipride est autorisé dans l’ensemble de l’Union européenne, sauf en France. Pourquoi ? Non pas à cause d’une étude scientifique accablante. L’EFSA (l’Autorité européenne de sécurité des aliments), pourtant peu suspecte de laxisme, a renouvelé son autorisation jusqu’en 2033, en abaissant les seuils admissibles.
On lit Jules Renard pour son ironie sèche, son œil de lynx sur les ridicules du monde littéraire. On le lit pour ses piques, ciselées comme des aphorismes : “Il ne manque à ce comédien que d’être vrai”, ou encore : “Flaubert a de la barbe à l’intérieur”.
Le temps passe. Il emporte les voix et les visages. Les gestes s’effacent. On croit à la ruine. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Aujourd’hui, il y avait l’air du large.L’espace.Le bruit des vagues. Puis Neptune. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Aujourd’hui, dans L’Indépendant, un article signé Joël Ruiz revient sur la réunion de concertation organisée à Fitou autour du projet de ligne LGV Béziers–Perpignan. […]
Le canal ne bouge pas. L’eau retient tout.Des péniches. Des vies à quai.Gratitude, peint à l’arrière. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Comme chaque année MuguetPois de senteur Les tiges rapprochées Un fil de raffiapassé deux fois Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]