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Alexandre Vialatte: « Chronique découragée du premier jour de l’an »

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Alexandre Vialatte: « Chronique découragée du premier jour de l’an ». La Montagne, 31 décembre 1967.

Le premier de l’an date de la plus haute antiquité. Si loin qu’on remonte dans l’histoire de la Terre, les années ont toujours fini et recommencé. Si bien que le premier de l’an date de bien avant l’homme. Il en a pris une majesté considérable. Il ne cessera que le jour où la Terre, qui tourne à une vitesse terrible, sera usée par le frottement. Son rayon diminue chaque jour. Chaque jour rapproche donc l’homme du centre de la terre. Le dernier jour, n’ayant plus de support, il tournera autour de ses pieds.Finalement, il mourra de vertige.

J’ai regardé et écouté les voeux du Président aux français…

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J’ai regardé et écouté le président Hollande devant mon écran de télévision adresser ses voeux aux français. Je ne l’avais pas fait l’an dernier, et n’avais pas l’intention de le faire non plus mercredi dernier. Ce rituel républicain fortement teinté de couleurs monarchistes, en effet,  m’ennuie profondément. Mais la circonstance domestique dans laquelle je me trouvais – je ne vous en donnerais pas les détails – m’obligeais à le suivre, même si ce fut, je le reconnais, fort distraitement.

La discrète disparition d’un sacré totem de la gauche!

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La taxe exceptionnelle à 75 % sur les hauts revenus s’est discrètement éteinte le 1er janvier 2015. Ce grand symbole de la campagne de François Hollande, qui devait initialement perdurer « le temps du désendettement », n’aura donc finalement été appliqué que deux ans. La taxe, qui s’applique aux revenus de 2013 et 2014, devrait rapporter 260 millions d’euros en 2014 et 160 millions en 2015, selon le ministère des Finances.

Il faut supprimer la réserve parlementaire, enfin !

     
   
 

Pour la première fois, l’Assemblée rendait publique et mettait en ligne, le 29 janvier 2014, l’intégralité de l’utilisation de sa réserve pour 2013 –  81,6 millions d’euros de subventions, exposées sur 246 pages A4 et 10 939 lignes de tableaux – conformément aux vœux de son président, Claude Bartolone (PS). Il faut s’en réjouir et le mettre au crédit de cette majorité. Depuis, chaque début d’année, on a droit, dans la presse nationale et locale, au rituel de sa publication. Cela dit, je persiste à penser que ce dispositif devrait être tout bonnement supprimé. Et ce pour deux raisons au moins. Commençons par la plus évidente : le coût exorbitant de sa distribution.

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