Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

     

C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à même la chaussée étaient trop bruyantes pour que je passe mon chemin sans que j’en puisse connaître les raisons. L’agitation joyeuse des deux enfants en particulier étaient à son comble, tandis que leurs parents, silencieux, émus, les couvraient affectueusement de tendres et doux sourires.

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

       

Je lis ceci sur la page Facebook d’une professionnelle du Tourisme : « Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de  » Lodge Boat » au port de Gruissan ». Voilà que l’on visite des concepts à présent. Tenez, une  idée de lecture pour demain : la visite du concept de romantisme chez Flaubert !

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j’ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

 

   

Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandises, le même fond « musical » de centre commercial. Les mêmes gens !  Il est installé sur les Barques. Depuis hier, il y a foule. Elle monte et descend ; descend et monte, redescend, remonte… Le vin  chaud est imbuvable et le café infect ; les gâteaux gras et le reste aussi… Des « fééries » pourtant placées sous le signe de la gourmandise.

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

       

Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caresser de ses longues mains les flancs d’une théière blanche tout à fait ordinaire. La froide lumière des néons accentuait la pâleur de son visage et donnait du relief à des traits d’une grande finesse.

Le temps n’est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

 

 

Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les carnets de la drôle de guerre de JP Sartre); nos grands moralistes aussi : La Rochefoucauld, La Bruyère… Lecture discontinue et fragmentaire qui me va, incapable que je suis, ces temps-ci, d’entrer dans un roman, un récit… Leurs sujets et leurs auteurs me lassant très vite : leurs premières pages, écritent à la mode journalistique, souvent suintent  de bons sentiments. On croirait lire de longs éditoriaux : qui sont les traités de morale de notre temps.

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