Ce désir de paraître vivre ailleurs que dans une ville de province…

 

À Recanati, l’immeuble Léopardi @ T.Jamard. Cliquer sur l’image pour rejoindre l’auteur de ce cliché sur son blog…

     

« Plus généralement, le désir d’être ce que nous ne sommes pas a pour conséquence de tout gâcher dans le monde : c’est cela qui rend insupportables  tant de gens qui par ailleurs ont tout pour ce faire aimer.

Ces impitoyables « touristes » qui ne veulent plus entendre le son des cloches et le chant des cigales…

Il y a quelques semaines, en Lozère, les locataires d’un gîte demandaient que l’on cessât de faire sonner les cloches de l’église, dès 7 heures du matin. Demain, ils réclameront des insecticides pour supprimer le « crac crac » des cigales. Trop tôt et trop de bruits pour ces urbains désireux d’une campagne de cartes postales, sans odeurs et sans chants.

Il faut avoir lu beaucoup de livres pour savoir ceux qui en valent la peine…

   

     

C’est le rituel de tous mes matins, avant toutes choses et parfois même avant ma première tasse de café : prendre un ou deux livres du « premier rayon » de ma bibliothèque et lire au hasard quelques pages. De Valéry Larbaud, je suis ainsi allé jusqu’au terme de la première histoire de ses « Enfantines » : Rose Lourdin. Une prose simple, légère, limpide, émouvante… Du grand art !

Café du matin, place de l’hôtel de ville…

   
« Je ne fumerais pas, je ne lirais pas ni n’écrirais, j’attendrais. Ou je me réciterais du Laforgue, en cédant sans scrupule à ce penchant qui exige qu’en toutes choses, je mêle des bribes de littérature, comme on met du sucre dans son café. »
 

Jean-Claude Pirotte, Brouillard

Le Cabinet d’Art Particulier et « Les Grands Buffets Mécénat » exposent Patrick Chappert-Gaujal…

 

Louis Privat, Marie-Charlotte Simon , Patrick Chappert-Gaujal. Crédit photo ©Laurie Biral

     

Louis Privat, le patron des « Grands Buffets » n’est jamais à court d’idées – il ne fait jamais rien comme personne ! Surtout quand il s’agit de promouvoir l’art contemporain et les artistes qu’il affectionne.  Et qu’il fait, à sa manière, dans des lieux ou des conditions originales, comme autant de « performances ». En 2008, déjà, il demandait à Patrick Chappert-Gaujal, de travailler le métal et d’investir les cuisines de son restaurant de l’Espace de Liberté pour y faire entrer de la lumière et de la beauté. Un « geste » artistiquement, techniquement et professionnellement osé. Et parfaitement réussi ! D’autres artistes suivirent et non des moindres, comme le sétois Di Rosa et ses bronzes, autour de ses fontaines… De sorte que son restaurant est devenu aussi, au fil du temps et des ses « coups de coeur », une « galerie » d’un type particulier, sans finalité marchande, dont l’objet est  de redonner à l’art sa fonction ornementale ; de le mettre au contact des publics les plus divers.

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