C’est le rituel de tous mes matins, avant toutes choses et parfois même avant ma première tasse de café : prendre un ou deux livres du « premier rayon » de ma bibliothèque et lire au hasard quelques pages. De Valéry Larbaud, je suis ainsi allé jusqu’au terme de la première histoire de ses « Enfantines » : Rose Lourdin. Une prose simple, légère, limpide, émouvante… Du grand art !
« Je ne fumerais pas, je ne lirais pas ni n’écrirais, j’attendrais. Ou je me réciterais du Laforgue, en cédant sans scrupule à ce penchant qui exige qu’en toutes choses, je mêle des bribes de littérature, comme on met du sucre dans son café. »
Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux sont mobilisés par les promoteurs du hashtag #Whitegaucho, pour stigmatiser une « gauche blanche » qui voilerait (c’est volontairement que j’utilise son champ sémantique) « l’oppression » subie par les minorités en France et ferait ainsi preuve de racisme et de duplicité. Principalement visée est la « gauche républicaine » : le coeur de cible de ces militants racisés étant le corpus juridico-culturel laïque et les institutions (comme les pratiques sociales) qui l’expriment, le défendent et le promeuvent.
Quand, en ce mois d’août caniculaire, j’ouvre Facebook, notamment, j’ai l’impression que tout tourne autour de la figure du Président de la République, comme si, pour les médias et leurs commentateurs sur les « zerosocios », l’avenir de la terre entière et de la nôtre en particulier – celle de France – dépendaient de ses moindres déplacements, faits et gestes – et des frasques réelles ou imaginées de ses principaux collaborateurs à l’Élysée.
Thierry Pfister, cet ancien journaliste du journal le Monde, qui écrivit aussi, après son passage au cabinet de Pierre Mauroy, alors premier « Premier ministre » du Président François Mitterrand, un désormais classique « La Vie quotidienne à Matignon au temps de l’union de la gauche » (Hachette), vit dans ma petite ville – Narbonne. Il nous arrive, parfois, avec un ami commun, d’échanger nos points de vue sur l’actualité nationale. Ce que nous ne pouvions pas ne pas faire concernant cette croquignolesque affaire Benalla. De nos échanges, je retiens cette analyse sur les relations complexes – et perverses – entre pouvoir politique, administrations et médias, notamment – qui complète judicieusement mon dernier billet sur cet estival sujet de « discorde nationale » (sur les réseaux sociaux et dans la classe politique, à tout le moins…)Voici donc ce qu’il en pense :
Comme chaque année MuguetPois de senteur Les tiges rapprochées Un fil de raffiapassé deux fois Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Le pouvoir rassure de loin.Il donne l’illusion d’une main ferme, d’une carte tenue droite, d’une route tracée. De près, c’est autre chose. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
Ce matin, café devant la fenêtre.Ciel nuageux. Le lilas de Perse occupe tout le cadre.Les fleurs mauves filtrent le jour. Son parfum traverse la place.Miel froid. Amande. Je reste là.À deux. L’air se […]
À l’aubergeSa place Une tableDeux couples :Cuba Antilles Irlande… Voixtrop fortes Un air douxUn sourire. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]