Contre-Regards

par Michel SANTO

La Grèce de Tsiprias serait-elle l’avenir de la France et de l’Europe?

image

Tous les regards sont, depuis des semaines, tournés vers Athènes . Et le débat fait rage, à Paris, entre les soutiens de la politique menée par Tsiprias et ceux qui la contestent. Les premiers, qui se font le plus entendre, poursuivent une “guerre idéologique et politique” dont le véritable champ de bataille est en réalité la France, et la cible la politique conduite par son exécutif. Un rassemblement de “forces” aussi hétéroclite que  contradictoire, qui va, comme en Grèce, de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par les souverainistes de tous bords, jusqu’à  de larges couches militantes au sein même du PS.  Une mobilisation qui a  l’intérêt d’exprimer, en creux, la crainte bien réelle, de voir notre pays se retrouver un jour dans une situation économique et financière voisine des Grecs. Je sais bien que l’on me fera le procès habituel, ce disant, d’un “amalgame odieux” et de me faire le porte-parole, forcément “zélé”  de la “finance internationale”- que l’on hésite encore à présenter comme étant à l’origine d’un complot contre les peuples et la démocratie – cela ne saurait tarder -, mais les faits politiques sont bien là; et ils sont têtus, disait a juste titre Lénine.  Les faits, et les chiffres… Quelques uns pour rafraîchir les esprits, en ces temps de surchauffe médiatique concentrée sur la Grèce

Chronique de Narbonne. Pourquoi donc le tourisme est-il en crise dans le département de l’Aude?

logocdt11

Le tourisme a connu, en 2014, dans notre département de l’Aude, une troisième année consécutive de baisse de la fréquentation. Un constat plus qu’alarmant fait lors de l’Assemblée Générale du 23 juin par Sébastien Pla, le président délégué de l’Agence Départementale du Tourisme. Et, dans cette tendance générale, des facteurs particuliers à tout le moins inquiétants: un fort recul de la clientèle européenne dans l’hôtellerie – une clientèle à pouvoir d’achat élevé -, avec, notamment, la baisse des Néerlandais (- 22 %), des Belges (-13,7 %) ou encore des Anglais (-9 %)… et une fréquentation du mois de juillet 2014, très en dessous de la moyenne de la décennie 2004-2014.

Comment échapper au conformisme intellectuel de notre époque?

imgres


Je viens de lire la critique de Philippe Dagen dans la Matinale du Monde de ce jour. Il nous présente l’œuvre de Mona Hatoum, dont certaines de ses “productions” sont exposées en ce moment même à Beaubourg. Obscur comme il convient quand rien ne peut être dit que de vagues clichés formant le capital intellectuel des amateurs de “performances” ; et inutile, notre critique, spécialiste de l’art contemporain et chroniqueur attitré du Monde, reproduisant dans ses “livraisons” toujours le même texte.  Mais commode ! Il suffit en effet à qui veut parcourir toutes les FIAC du monde et en rapporter ses impressions pour les offrir à ses amis et voisins de bureaux. Un minimum de mots, trois références au surréalisme et à la “vision” forcément révolutionnaire des “créateurs” exposés, et le tour est joué. Voici un échantillon de sa prose lue ce matin:

Chômage des jeunes. Conflit ou compromis générationnel?

emploi-avenir2[2]

En France, les mêmes recettes inefficaces sont utilisées depuis plus de 30 ans pour lutter contre le chômage des jeunes. Question! Pourquoi s’entête-t-on ainsi dans l’erreur et dans le refus de réformer un système sclérosé?  Les politiques seraient seuls en cause? Qu’ils soient préoccupés par leur réélection, certes, mais si la demande sociale était forte, ils seraient bien obligés de bouger. Et s’ils ne prennent aucune initiative, c’est que la société s’en accommode.  Ce compromis générationnel, Olivier Galland, dans Telos, le fait reposer repose sur trois éléments-clefs, je le cite:

Chronique de Narbonne. Raisons, impact économique et craintes d’un amateur de sport de glisse en Narbonnaise…

kai-lenny-700x425

Le 16 mars, je mettais en ligne un billet intitulé: “De la « Glisse » naîtrait une « Californie » languedocienne?!” Un billet dans lequel je posais quelques questions après que les deux CCI de Béziers et Narbonne, ainsi que l’Agglo du Grand Narbonne, aient planché sur le thème du vent comme source de valeur, de profits et d’emplois. Je reçois, aujourd’hui même, un commentaire très argumenté d’un pratiquant de sport de glisse, en réaction à mon article, dans lequel il explique les raisons pour lesquelles il fréquente depuis des années nos plages, son impact économique et ses craintes pour l’avenir. Une contribution à un débat qui m’a semblé devoir être portée à la connaissance de mes lecteurs, et des maires et président d’exécutifs locaux qui me suivent, notamment sur ces questions d’économie locale et touristique.