La fédération socialiste de l’Aude, après sa débâcle électorale à l’élection présidentielle (son candidat Benoît Hamon a tout juste dépassé les 6% des voix dans ce département pourtant traditionnellement ancré à gauche) et la perte de ses trois mandats de député (depuis toujours, ou presque, acquis à ses représentants), se lance dans un audacieux (j’ironise, évidemment!) plan de refondation et relance politique. Qu’on en juge ! Les battus, et son chef de file principalement, le président du Conseil Départemental, André Viola, qui se présentait dans une circo « imperdable », est maintenu à la tête de cette collectivité après avoir demandé à sa majorité de lui renouveler sa confiance.
Le croquis de la semaine de Denis Carrière : Pendant la campagne des législatives, le candidat du FN, dans la deuxième circo de l’Aude, monsieur Daraud, dit la Scoumoune, s’est engagé sur la création d’un Parc d’activités médiéval avec la création, à la clef, de 1000 emplois !
Pas de dossier salle multimodale au menu de ce soir du conseil municipal. Tiens donc ! Deuxième report, après de longues semaines de discussions techniques entre le jury d’experts, les services techniques de la Ville et les groupements d’entreprises sélectionnées. Rendez-vous donc en septembre !
Jean Brunel, le directeur de cabinet du Président du Conseil Départemental, André Viola, et premier secrétaire de la fédération PS de l’Aude le dit clairement, son parti « a subi une déroute électorale sans précédent. Dans l’Aude,… nous n’avons pas réussi, autour d’André Viola, notre seul candidat en lice au 2e tour, à stopper cette vague macronienne. » Un carton plein pour la LREM donc, en lieu et place des trois habituels députés donnés par ce département au feu parti d’Épinay !
Rapide analyse après ce deuxième tour ! Pour constater que dans l’ex-Languedoc-Roussillon le mouvement de La REM emporte tout ou presque, comme dans l’ensemble de la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée (1), en ne laissant que 5 sièges, sur 23, à son opposition : FI (1) LR (1) FN (3). Le Ps, jusqu’ici dominant est rayé de la carte ! Et dans l’Aude, suprême humiliation, le président du Conseil Général André Viola, seul rescapé du premier tour, est sèchement battu au second dans une circonscription considérée jusqu’ici comme imperdable ! Enfin dans le 2eme circo, de ce même département, la mienne, Alain Perea de LREM, remporte facilement cette élection face au candidat du FN. Une élection qui ouvre, comme partout ailleurs, une ère politique nouvelle dans la Narbonnaise. La performance et l’élection d’Alain Perea, le place, objectivement, avec ses soutiens de gauche, de droite et du centre, et d’ailleurs, en situation d’animer et de structurer ce nouveau parti en voie de constitution, afin de préparer les prochaines échéances électorales, notamment. Avec en ligne de mire les prochaines municipales. Le plus difficile, pour lui et ses amis, sera de filtrer à l’entrée tous ceux qui, comme toujours dans ces circonstances, sont prêts à lâcher leurs anciennes maisons pour se placer dans le sillage des vainqueurs. Cela dit, il dispose déjà d’une solide base d’appui avec tous ces maires de l’Agglo (2), et non des moindres, qui ont soutenu, depuis son lancement, sa candidature : Codorniou (Gruissan), Rocher (Coursan), Héras (Saint Marcel), Bastié (Sallèles), Devic (Caves)… Une Agglo, dans laquelle le nouveau député ne siègera plus que comme simple conseiller communautaire, et qui n’est plus, de surcroît, détenue par le PS, son Président en ayant démissionné juste avant ces législatives. En incidente d’ailleurs, on peut se poser la question de savoir, si dans ce nouveau contexte, un groupe LREM, n’aurait pas tout intérêt à se former, ne serait-ce que pour faire le compte, si je puis dire, et la clarté, des forces politiques en présence au sein du Grand Narbonne. Bref, les initiatives politiques ne vont pas manquer dans les mois qui viennent, dans un paysage politique où les rapports de forces ont profondément évolués : consolidation des votes FN et LR, installation de LREM et de France Insoumise, effondrement du PS…
(1) La répartition des 49 nouveaux députés d’Occitanie est la suivante :
35 La République en Marche
3 Parti socialiste
3 France Insoumise
3 Front National
3 Les Républicains
2 Parti Radical de Gauche.
(2) Auxquels il faut ajouter des conseillers municipaux et d’anciennes adjointes du maire divers droite de Narbonne, entre autres communes…
𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐞́𝐠𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞. Dans l’Aude, ces municipales confirment une évolution de fond : le Parti socialiste recule, la gauche se fragmente. […]
« Elle dort. Longuement je l’écoute se taire.C’est elle dans mes bras présente et cependantPlus absente d’y être et moi plus solitaireD’être plus près de son mystèreComme un […]
Le soir du premier tour, tout était écrit.Le Rassemblement National en tête.Horizons en embuscade.Et le Parti socialiste arc-bouté sur son maintien. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]
Ils cherchent des maîtres.Ils disent chercher du sens. Chez Jean-Luc Mélenchon, ils trouvent une voix. Forte. Tranchante. Rassurante.Elle dispense de douter. Elle dispense de penser. […]