Le pari d’Eric Andrieu…

Mais enfin, que reproche-t-on à Eric Andrieu qui ne soit conforme à l’intérêt et à la dignité de son parti ? Depuis quand un divers gauche, qui n’a de gauche que sa langue, devrait imposer à tous les partis, à commencer par celui auquel il doit sa carrière et  qu’il méprise au plus au point, ses hommes, son programme et son mode de gestion. Le Languedoc – Roussillon n’est quand même pas une ex-province de feu l’ex-empire soviétique.

J’ai souvent critiqué Eric Andrieu quand il prétendait que Georges Frêche était le meilleur d’entre les socialistes, pour ne pas saluer à présent son vrai courage politique. Si les militants du PS le désigne pour conduire les socialistes aux régionales, il lui restera cependant à négocier avec celui qu’il considère toujours (tactiquement ou sincèrement ?)  comme le leader naturel ( !) de la gauche régionale. On lui souhaite d’avance beaucoup de plaisir, d’autant que l’actuel président de la région a déjà répondu : « niet ! trois fois niet ! » . Qui pliera et avec quelles contreparties ? Et enfin, quelle sera l’attitude d’Eric Andrieu et de ses alliés s’il n’est pas désigné ? Arbitrage d’Aubry ? Capitulation…

Il fut un temps, pas très lointain, où il était reproché à certains hommes politiques de risquer leur âme pour gagner à tout prix des élections. C’était des régionales aussi… La même question est aujourd’hui posée par André Vézhinet, Hélène Mandroux , Eric Andrieu et bien d’autres… On se souviendra , au moins, qu’ils aient osé la poser !

 

Claude Marti à Narbonne.

marti
« Immigré » à Paris dans les années 1970, deux repères ont longtemps guidé ma vie : la pratique du rugby et la voix de Claude Marti. Que les narbonnais vont enfin pouvoir entendre ce soir. Une voix chaude et sincère qui porte au-delà des convictions et des engagements du chantre de l’Occitanie. Et qui, par sa profondeur et son vibrato, vous entraîne dans ses régions de l’imaginaire où la singularité d’une culture se fond dans l’universel de l’expérience humaine. «  Pour nous, la chanson occitane, ce n’était pas pour cloisonner le monde. Je me suis toujours dit que le seul horizon qui vaille est celui qui s’efface à mesure que l’on avance pour aller à la rencontre des autres. » dit-il à Jean Paul Chaluleau , dans l’émouvant entretien qu’il lui a accordé hier , dans l’Indépendant. Une autre façon de dire que celle de Miguel Torga,  qui affirmait  » que l’universel était le local moins les murs « . Un même souci du monde et des autres…