C’était dans les années 2000. À Moux, dans les Corbières. Là que j’ai rencontré Serge Griggio. Dans son atelier : l’ancienne épicerie du village. Aux murs, une série de toiles : « Dyptique Griggio Pirotte ». Pirotte ! Pirotte admiré. Ici, lu, commenté. En plein cœur des Corbières. Ma surprise fut grande.
Il passe tous les jours devant ma cabane. Vers quinze heures. Trente ans peut-être. Blond. Le visage doux. Il dit « Bonjour » sans insister. Toujours avec la même jeune fille. Discrète. Ils se ressemblent. Il tire une petite remorque. Parasols, chaises, serviettes. Et tout ce qu’il faut pour pêcher. Sur la plage, ils s’installent un peu à l’écart. Ils se baignent. Moins que les autres. Lui, il prend un masque et un tuba. Il part loin, chercher des appâts. Elle l’attend. Puis lui caresse les cheveux. Il rêve. Quand la plage se vide, il plante ses cannes dans le sable. Lentement. Seul. Parfois il prend deux dorades. Trois, rarement plus. Ce soir-là, le ciel était rose, lavé de bleu. Benjamin ne bougeait presque pas. Ses gestes épousaient le murmure des vagues. Il respirait avec la mer. C’était le dernier souffle du jour.
La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]