Ne dîtes plus censeur, mais « lecteur en sensibilité »…

       

     

La littérature doit-elle se soucier de ne point heurter la sensibilité des lecteurs ? Aux EtatsUnis, le sujet fait débat et pour éviter des procès en sexisme, racisme, grossophobie, homophobie, et autres phobies culturelles ou religieuses, auteurs et éditeurs font désormais appel — l’auto censure ne suffisant manifestement pas — à des « lecteurs en sensibilité ».

Yourcenar sur la nativité, Modiano sur l’écriture et la solitude, Buffon à propos du Martin triste etc.

 

Crèche provençale

     

Dans un entretien radiophonique et dans un langage très simple, Marguerite Yourcenar évoque la nativité de l’enfant Jésus et les Rois mages. Avec beaucoup de tact, de respect et d’élégance elle en montre toute la dimension symbolique et esthétique. Une source de sens qui déborde les seuls cadres du christianisme et qui irrigue profondément notre culture, notre tradition :

Scène de la vie narbonnaise : J’ai rencontré le videur de la boîte à livres du jardin de la Révolution…

   

Lundi dernier, je me suis arrêté comme je le fais habituellement lors de mes longues promenades urbaines, devant la boîte à livres du Jardin de la Révolution. Une bonne âme l’avait heureusement débarrassée des nombreuses brochures et des traités de droit qu’y déposent régulièrement les membres de diverses sectes évangélistes et, sans doute, un clerc de notaire zélé à présent bourgeoisement installé, pour la garnir, dans sa totalité, d’ouvrages de différents formats, en bons états, et, de plus, correctement rangés.

Échappées belles avec Nicolas Bouvier et J.A de Gobineau.

     

Je lis Nicolas Bouvier : « L’échappée belle », qui rassemble des textes d’écrivains voyageurs — expression convenue que je n’aime pas. L’un d’eux est une préface à une nouvelle édition des « Nouvelles Asiatiques » de Gobineau. Je lis ceci :

Dans le miroir de nos vanités…

   

Chaque matin, avant d’écouter ou de lire les nouvelles du jour — qui en réalité sont de la nuit — chacun d’entre nous devrait lire une « pensée » prise au hasard d’un nos grands « moralistes » : La Rochefoucauld ou La Bruyère, par exemple. Ils ont cette vertu en effet de n’en laisser aucune  — vertu — exempte de sa part, plus ou  moins grande, d’hypocrisie.

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