Contre-Regards

par Michel SANTO

Quand des tartuffes starisés font la leçon au “bas peuple”…

 
 
 
Vies Majuscules !
Tout sera hélas ! comme avant. Le confinement nous en avait jusqu’ici protégé, et j’espérais ne plus jamais lire des “tribunes” où des cohortes de tartuffes starisés font la leçon au bas peuple en lui demandant instamment de beaucoup moins consommer. Tout en se goinfrant, faut-il le préciser ? des revenus de publicités faites pour susciter le désir d’acheteurs potentiels à se conformer à leurs images et aux produits vantés. Tartuffes starisés vivant, en outre, pour la plupart d’entre eux, autant de recettes de billetteries que de subventions publiques. Tout continue donc comme avant, chez ces gens-là ; et tout cela est proprement (!) indécent..

Covid-19 ! Trop de masques cachent d’autres morts dans l’indifférence générale…

 

     

Je ne sais par où ni comment conter cette petite scène vécue avant-hier devant mon – façon de parler – petit immeuble de la rue Hippolyte Faure. Peut-être en exprimant d’abord le trouble qui me saisit alors quand je vis soudainement apparaître, venant dans ma direction, affolée, la petite fille – une jeune femme déjà – de ma voisine : celle dont l’appartement se situe dans l’habitation mitoyenne à la nôtre.

Et si l’on vaccinait contre la démesure et la rage du pouvoir…

   

Le spectacle donné par les chefs de l’opposition politique au gouvernement, alors que le pays traverse une crise sanitaire et économique sans précédent dans l’histoire récente, est tout simplement, je pèse mes mots, affligeant. Affligeant car faire de sa gestion et de ses conséquences, un problème exclusivement franco-français est absurde et politiquement irresponsable.

L’histoire est tragique, nous l’avions oubliée…

Masques de théâtre tragique et comique.
 

En vrac !

Tragique. L’histoire est tragique, nous l’avions oubliée. La grande, comme la petite. Ou plutôt, nous ne voulions pas l’admettre. La vie n’est pas sans épreuves, souffrances, douleurs. Personne, pas une société, n’y échappe. Prendre la vie à la légère, certes ! Sourire, aimer, relativiser ses blessures, mais sans jamais nier sa dimension tragique. L’épreuve collective que nous vivons, les drames personnels subit par de nombreuses familles, l’engagement de ceux qui sont sur les divers “fronts”, tous les jours nous le rappellent. Aucun “opium”ne devrait nous le faire oublier…

Pudeur. Cacher ses sentiments et ses larmes. S’épargner les fausses pitiés. Fuir les indignations pleurnichardes de Tartuffes déguisés en Saint-Just. Ces êtres aux mains molles et aux lèvres humides qui dénoncent avec arrogance l’immoralité… des autres. Pas de confidences racoleuses, d’exhibitions geignardes. Rideau !

Humour. Regarder le monde le sourire aux lèvres, avec l’ironie amusée de ceux qui ne sont dupes de personne –  ni d’eux-même, surtout. D’aucune posture, d’aucune idéologie… , aussi.

Distinction. C’est-à-dire choisir ses modèles et ses amis. Choisir ce qui nourrit l’esprit,  éliminer ce qui l’agresse – et l’engraisse.

Lenteur. Tout va trop vite : infos, émotions, images, idées. Tout glisse !  C’est à pied que l’on prend la mesure réelle du monde, c’est à pas lent qu’une pensée s’élabore, s’épanouit.

Quelques notes et réflexions sur l’actualité, prises à la volée…

     

Je lis dans le Midi Libre daté du 15 décembre une publication de Michel Maffesoli. Il est présenté comme un sociologue, professeur émérite en Sorbonne ; ce qui veut dire qu’il n’enseigne plus dans cette éminente institution, qu’il est tout bonnement à la retraite — comme moi ! Sa thèse est que nous vivons la fin “d’un modèle social dans lequel plus personne n’a confiance, qui ne fait plus rêver personne”.

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