Contre-Regards

par Michel SANTO

Un coup de coeur et quatre coups de gueule…

       

19 Octobre. 17h 15, je prends la rue Droite — qui ne l’est pas — au départ de la place de l’Hôtel de Ville  pour attaquer mon grand tour urbain quotidien. La première section, une centaine de mètres entre l’ancien palais épiscopal et la cathédrale Saint Just Saint Pasteur, est une suite de  boutiques — côté droit et côté gauche — aux façades et vitrines tristement banales, dont certaines vraiment moches. Il est vrai que le souci esthétique n’est  pas celui qui vient spontanément à l’esprit d’un commerçant de centre ville. Et pourtant ! Comment ne pas me dire,  et que je disais à un ami venu à ma rencontre alors que j’admirais les superbes et grandes vitrines de la boutique de Brise Sarda, que cette rue serait une merveille, si, à son exemple, ses voisins, comme lui, faisaient l’effort de magnifier leurs devantures. La sienne, en effet, sans qu’il prétende vouloir jouer “le galeriste”, offre généreusement à la vue des passants, de véritables petites créations artistiques ; comme celles de sa femme Camille, devant lesquelles, ce soir, je me suis arrêté : des compositions pleines d’esprit, légères et élégantes…

19 Octobre. Il faut vraiment être “cégétisé” jusqu’a la moelle pour croire faire avaler aux usagers de la SNCF et aux français que l’ensemble des lignes de France, la veille d’un départ en vacances, s’est trouvé « face à un danger grave et imminent. » Cette grève totalement irresponsable scelle, je le crains, la fin du lien particulier qui unissait encore les cheminots au reste du pays.

16 Octobre. Je n’entends, sur toutes les antennes, et dans la bouche des éditorialistes et “experts”, que des « mamans ! ». J’en ai les larmes aux yeux !

15 Octobre. Le tapageur concert d’indignation morale quant au sort fait aux Kurdes par la Turquie d’Erdogan, des Kurdes lâchés par les USA de Trump et ses alliés, n’est que la pauvre manifestation de notre impuissance à combattre seul auprès d’eux. Une manière de se donner bonne conscience qui frise chez certains “grandiloquents” l’indécence… Combien d’entre eux, qui voudraient, dans leur texte, que l’on fît la guerre aux Turcs, seraient prêts à la faire ? Mieux vaut se taire et souffrir en silence.

12 Octobre. Et toujours et encore cette course médiatique pour annoncer ce dont on ne sait rien ou presque *, qui, très vite, rassemble tout le monde sur ce presque rien, pour rétropédaler ensuite, sans gêne et sans se poser de questions sur ce que ces pratiques produisent comme effets dans l’opinion. Si informer c’est cela, alors tout est permis. Quand ? et qui dira que les médias (pas tous, c’est heureux) portent une lourde responsabilité dans la crise de légitimité de nos démocraties et la montée des populismes ?

*Ligonès retrouvé en Écosse !

Narbonne ! Municipales2020 : Monsieur Daraud exhibe d’exceptionnelles “prises de guerre” !

Fondés au début du XXe siècle, les Pandores et les Bigophones étaient deux groupes carnavalesques Carcassonnais qui ont totalement disparu du paysage, à la fin des années 1950. Ici les Pandores sont dans l’Hôtel de Ville de Carcassonne.

 

 

Ah ! il sait faire parler de lui, le bougre. Il lui suffit, pour ce faire, de débiter, au goutte-à-goutte, si je puis dire, le nom d’une des quarante-deux ou trois personnes qui pourraient figurer sur sa liste, aux municipales de 2020, et d’en vendre les séquences au quotidien local, qui les met illico en « boîte ».

Souvenir d’enfance…

     

Ce matin, je me suis étrangement réveillé, venue du plus profond de mes souvenirs d’enfance par ce mystérieux processus physico-chimique que la science n’arrive toujours pas à expliquer, avec l’image d’une petite “sainte vierge” posée sur la tablette de nuit de ma grand mère.

Carnet du jour : la beauté n’a pas de cause. Elle s’impose…

André Elbaz. Sur la plage. Londres.1963

   

Une certaine idée de l’élégance. Chacun de ses gestes, de ses déplacements était un enchantement. D’un mouvement lent jusqu’à son point d’accélération final tout en souplesse, son “lancé” traçait dans les airs de longues et belles trajectoires. Une vague en recevait le plomb et l’appât dans un balancement entendu…

   

À la “corbeille”, l’indignation et les pleurnicheries font la côte des médias de masse…

      Mauvaises pensées !

À la “corbeille”, l’indignation et les pleurnicheries font la côte des médias de masse et des réseaux sociaux : leur valeur boursière est à “gauche”…

La machine à laver les cerveaux, faire du “clic” et du chiffre, ne tourne qu’avec sa dose quotidienne de lamentations. Elle crée la meute, comme la bourse la côte. Son capital monte quand les consciences se couchent.

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