Près de 6 millions de chômeurs: un niveau jamais atteint. Un chiffre qui ne dit rien des drames vécus par ceux qui le subissent. Il figure en tête de gondole des principaux médias assorti de rares commentaires techniques gouvernementaux ou d’indignations morales et politiciennes venues de tous les camps de l’opposition, de droite et de gauche. Du côté gauche, c’est la faute du patronat : « Il ne joue pas le jeu ». Du droit, celle du Président Hollande et de sa majorité: « fiscalité, marché du travail, assistanat… » L’exécutif prônant lui la patience: « La croissance et l’emploi seront bientôt là ». Comme Godot! Il suffit pourtant de lire ce qui s’écrit et se commente sur les médias sociaux pour se rendre à l’évidence: la patience, elle, n’est pas au rendez-vous. Et ne le sera pas demain. Le ton monte, l’argumentation rationnelle n’est plus entendue, les bouc-émissaires se succèdent: l’Europe, les migrants, les « étrangers » (en général: de faciès et de culture), l’Allemagne… Et, conséquemment, le débat politique se tend. Sa violence monte, les partis se fragmentent: à gauche et à droite. Et dans chacun d’entre eux, PS et « Les Républicains », notamment, on pousse aux extrêmes. Un climat détestable s’installe désormais dans ce pays. Plus personne ne semble vouloir sacrifier quoi que ce soit de son statut, de ses privilèges, de ses idées voire de ses convictions pour oeuvrer à la seule cause commune qui vaille: éclairer l’avenir, le rendre avenant. Enfin! Ce matin, ma confiance en ceux de ma génération qui aujourd’hui tiennent tous les pouvoirs ou presque est au plus bas. Je rêve d’un séisme politique, un saut générationnel qui enverrait les 60 ans et plus dans les maisons de retraite de la République. Elle sait être généreuse! Un voeux pieux, je le sais. Mais il n’est pas, encore, interdit de rêver. Surtout à mon âge …
Stupeur en lisant cet article du Midi Libre, ce matin, à la terrasse d’un café situé juste en face des Barques de Cité. Le salon de la voiture d’occasion – voir mon billet précédent -, qui a envahi durant trois jours le centre-ville de Narbonne, aurait été « plébiscité » par les narbonnais… C’est un des quatre permanents de la délégation régionale du Centre National des Professions de l’Automobile, un nommé Anduze, qui l’affirme. On ne devait pas être dans la même ville, ni le même quartier… Et le journaliste qui a reproduit ce compte-rendu d’activités d’un monsieur qui a la charge des relations avec les collectivités dans son organisation professionnelle, non plus. Car des voitures en rangs serrés, il y en avait, certes, beaucoup de part et d’autre de la Robine, mais des visiteurs ou de simples flâneurs – une de mes lectrices prétend en effet éprouver du plaisir à baguenauder entre capots et calandres, la tête dans les étoiles… sans rire! – au compteur, si je puis dire, ils étaient visiblement ailleurs. De la tôle et des drapeaux de marques automobiles, oui, mais point de présence humaine, ou si peu. À l’exception des vendeurs: une vingtaine, et des animateurs des stands publicitaires de la presse locale, qui n’animaient rien… D’ailleurs, l’Anduze en question fait lui même état d’une centaine – arrondie! – de véhicules vendus en trois jours pour 10 concessionnaires. Faites le calcul: 3 par concessionnaire, en moyenne! Un bide. Et nous et tant d’autres privés de bancs, sauf à se retrouver derrière le « cul » d’une « occase ». Vivement demain, quelqu’unes stationnent encore côté Barques. Et qu’elles retournent vite dans leur garage… À leur place!
Au courrier , ce matin, une lettre d’un de mes lecteurs :
« Cher Monsieur. Stupeur! En me promenant sur les Barques hier après midi avec ma petite fille au sortir de son cours de musique, je suis tombé sur une armada d’employés municipaux occupés à démonter les bancs des Barques (déboulonnage, transports et chargement dans des camions) … afin de libérer les dites « Barques » pour le prochain salon de l’auto (voitures d’occasion) … J’en suis resté Baba … Comme brouillage du message politique, on ne fait pas mieux …
Hollande à Carcassonne: un discours agrémenté de formules hautement choisies…qui amusent et médusent Michel Santo ! Bataille de la Nautique: sonnez l’alarme, le navire n’a plus de gouvernail ! Il dérive dangereusement.
Après les déserts d’Arabie et les plages cubaines, Hollande hier discourait dans la cité médiévale de Carcassonne. Il pleuvait! Et le « Nord » y soufflait en rafales. La République y fut louée et sa politique vantée. Le Dôme vibrait sous les applaudissements des élus invités. L’ivresse des campagnes, en ville et entre soi! « J’ai fait des choix, tout pour l’emploi, tout pour la jeunesse, tout pour l’avenir. Prenez mon discours de mai 2012 au Bourget, et vous verrez que je tiens le cap. Il y aura le Bourget 2012 et maintenant Carcassonne 2015 ! » Ciel incertain, ce matin. Des nuages! Qui courent toujours dans le même sens… Il pleut toujours où c’est mouillé…
𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧. Marc Sztulman claque la porte de la liste conduite par François Briançon. Motif : la fusion avec La France insoumise de François Piquemal. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]