Contre-Regards

par Michel SANTO

Monsieur Baylet (et son groupe de presse) prend le train médiatique et politique des LGV, et déraille …

   
Capture d’écran 2017-10-05 à 14.08.09.png

Photo de Rémi Benoit trouvée sur le mur Facebook de Stéphane Thépot

     

Cette photo se suffit (presque !) à elle-même. Monsieur Baylet, ce spécialiste des allers-retours entre palais de la République et son siège social du groupe La Dépêche, ne se contente plus d’affirmer qu’il est “la voix des média” (au singulier !) – ce que nous savons pour vivre au quotidien (façon de parler) son contrôle monopolistique de la presse régionale –, mais le voilà qui trompette, à coups de sondages “bidons”, de futiles publications et de pétitions citoyennes (sans rire !), sur ses propres titres (et sur ses sites en ligne), afin d’obtenir de l’État qu’il revienne sur sa décision de geler la construction de nouvelles LGV (Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan). Madame Delga, la présidente de la Région suit évidemment (et radicalement) cette locomotive qui, au passage, lui permet de communiquer gratuitement sur sa politique régionale d’aménagement ferroviaire ! Quant aux groupes de pression habituels et financièrement intéressés comme la fédération des travaux publics, notamment, faisons leur confiance pour bétonner cette profitable initiative. Sans que personne, dans ce train politique lancé à toute vitesse, ne nous demande si ces deux infrastructures sont vraiment nécessaires et prioritaires, pour la croissance, l’emploi et le rayonnement de cette région. Alors que nous sommes toujours, et pour longtemps, dans un contexte politique fortement plombé par un  endettement exorbitant de l’État, de la SNCF… et de déficits publics tout bonnement affolants. De sorte qu’il faudra bien qu’un jour nos élus (de droite et de gauche républicainement réunis sur ce dossier), et ce bon monsieur Baylet, nous expliquent  s’il est vraiment nécessaire, pour gagner 4 minutes entre Narbonne et Montpellier (4 minutes vitales pour le territoire, n’est-ce pas !) , d’investir 6 milliards d’euros (à condition de les trouver, et où ?) pour la LGV et plus de 20 millions  pour  les deux seules gares de Béziers et Narbonne. Ce qui revient à 150 millions la minute (je ne fais pas le calcul pour une seconde !). Quatre minutes gagnées sur le temps à 6 milliards d’euros  à mettre en rapport avec les 5 milliards, seulement,  que la SNCF consacre à la modernisation et la sécurité du réseau existant… au plan national (dans un état préoccupant.) Voilà qui demande , me semble-t-il, un peu plus de réflexion, qu’une campagne de “com”  baylesque et régionale d’une démagogie consternante…

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

      Dans la plupart des pays européens confrontés aux mêmes problèmes : diminution des actifs et augmentation de la population âgé, la réforme des « retraite » s’est faite sans[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

Scène de la vie narbonnaise : Des chiens et des hommes, rue du Pont Des Marchands…

      C’était avant-hier soir dans la rue du Pont des Marchands. J’aurais pu ne pas les voir, mais les manifestations de joie d’une petite famille devant un homme assis à mêm[Lire la suite]
Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

Quelques perles (et humeurs conséquentes) pêchées à la fin de la semaine dernière…

        Je lis ceci sur la page Facebook d'une professionnelle du Tourisme : "Idée de sortie pour ce WE : visite du concept innovant de " Lodge Boat" au port de Gruis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise roulante…

Scène de la vie narbonnaise : un soir des fééries de Noël, j'ai croisé un homme seul sur une chaise

      Dans ma petite ville, nous avons un marché de Noël, comme partout ailleurs dans ce pays. Avec les mêmes baraques blanchâtres, les mêmes têtes du Père Noël, les mêmes marchandis[Lire la suite]
Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

Scène de la vie narbonnaise : Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville…

        Elle était assise sous la véranda de ce bistrot du centre ville où je m’étais installé pour y boire une tasse de café noir. Je l’observais, élégante et rêveuse, caress[Lire la suite]
Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

Le temps n'est pas loin où vont revenir les langueurs universelles, les croyances à la fin du monde…

    Depuis des mois, je ne lis plus que des correspondances, carnets, journaux d’auteurs : Flaubert, Gide, Malaparte, Renard, les Goncourt … (dernier achat chez mon bouquiniste : Les car[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio