Dans un journal local. Une ville parmi d’autres. Le candidat de la gauche unie parle. On lit sa déclaration. On n’y trouve que des vieux mots. Accuser le maire de gouverner pour un « carré d’amis » appartient au décor usé. Ces phrases font du bruit, mais ne décrivent rien.
L’Union européenne n’est pas lente. Elle hésite. Roberta Metsola, présidente du Parlement, réclame le classement des Gardiens de la révolution parmi les terroristes. Elle est seule. Aucun chef d’État ne porte sa voix. Ce n’est pas de l’audace. C’est un aveu de solitude.
L’article est dans L’Indépendant. La décision de Sophie Courrière-Calmon ne m’étonne pas. Nous nous sommes croisés en ville. À ses mots, à ses silences, on devinait sa route. Pas une rupture. Un glissement.
Borges rappelle une chose que notre époque pressée feint d’avoir oubliée : lire un livre ancien, ce n’est pas consulter un objet daté, c’est traverser le temps. C’est mesurer, phrase après phrase, la distance qui nous sépare de celui qui a écrit et découvrir, parfois avec stupeur, qu’elle n’est pas si grande.
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Les rayons craquent. Ce n’est plus de la littérature, c’est une offensive. En France, la librairie est devenue un champ de tir. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
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