Finalement l’Europe n’est pas le sujet de cette campagne électorale. Partis et Médias rejouent vainement la présidentielle. Et la seule question posée est qui de Macron ou de Le Pen arrivera en tête. Ou plutôt aura gagné : ce qui est absurde ! Comme si le quinquennat ne durait que deux ans ! Ce pays aura donc encore une fois raté l’occasion d’ouvrir sérieusement ses frontières mentales pour mieux penser son rapport aux autres États européens. Demain, tout le monde attend, espère, impatiemment, la dernière bêtise d’une tête de liste ou d’un obscur suiveur pour lancer la machine à vendanger de l’audience. Il nous faut donc tenir 10 jours. Après, on pourra peut-être enfin parler d’Europe, de nous… Ce dont je doute !
PS : En attendant le 27 mai, lire le petit ouvrage de Laurent Gaudé, chez Actes Sud (en illustration de ce texte) : « Ce que nous partageons/C’est d’avoir traversé le feu,/D’avoir été, chacun,/Bourreau et victime,/Jeunesse bâillonnée et mains couvertes de sang. ». Avec ses vers libres, l’écrivain retrace l’histoire bouillonnante du continent et de ses peuples et dégage un héritage commun que nous semblont avoir oublié.
Illustration : l’Indépendant du jour. Cliquer sur la photo pour lire l’article en lien…
Aux aurores, fou rire, en apprenant que le Grand Narbonne, devenu « territoire d’industrie », alors qu’il n’en possède pas, se lançait dans une opération pilote : « adoptez deux poules et réduisez vos déchets ».
Quel titre, et quelle aubaine pour le Grand Narbonne ! 100 millions d’euros pour dynamiser son territoire et ses industries. Vraiment ? Non, évidemment. Cette somme n’est qu’une moyenne : 1,36 milliard d’euros prévus – provenant de plusieurs sources (Banque des territoires* : 400 millions à elle seule, etc.) par le Gouvernement pour son programme national « Territoires d’industrie », qui bénéficiera à 136 territoires. Et une moyenne bizarrement calculée tout de même. À la marseillaise ! Avec un zéro en trop ! 100 au lieu de 10… Une paille !
Une moyenne, disais-je, absurde dans son montant ! Et pour cette autre raison aussi que les sommes qui seront distribuées le seront logiquement aux territoires les plus dynamiques et les plus fournis en industries. Des territoires qui devront contracter avec l’État et les régions pour pouvoir puiser dans un panier de 17 mesures qui leur sont proposées :
Une distinction alors pour le Grand Narbonne ? Qui serait un bon élève ? Enfin, disons oui, pour ne pas être trop « ronchon » ! On m’en fait assez le reproche. Tout en constatant cependant qu »à l’exception des métropoles, des grands centres urbains et du rural profond, cette carte couvre presque la totalité du pays… Ce qui était bien la philosophie générale de ce projet gouvernemental…
Rien donc d’extraordinaire, à part le titre de l’Indépendant, mais une opportunité, pour le Grand Narbonne, de faire preuve d’innovation dans l’élaboration de son contrat de territoire. Attendons donc sa sortie pour juger sur pièces…
*400 millions sur 4 ans, pour investir sur fonds propres dans les projets des territoires d’industrie, notamment sur le foncier, l’immobilier industriel, la reconversion des friches, le numérique, l’écologie industrielle, les transports et la mobilité etc. Une enveloppe d’ingénierie est prévue pour accompagner les territoires.
Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, les deux militaires tués au Burkina Faso ont eu droit à un hommage national aux Invalides ce mardi 14 mai à 11 heures. Ils ont également reçu la Légion d’honneur à Paris. Pendant les jours qui ont précédé cette cérémonie, un bashing indécent a pris pour cible le ministre des Affaires étrangères, notamment.
Passer une heure à écrire un billet. Le relire, corriger les fautes d’orthographe et d’accord ; chasser les clichés… Le publier. Puis sortir ; marcher à l’estime, sans plan ! En route, brusquement, la nette impression d’une tâche. Irrité, où je peux, relecture de ce texte sur mon smarphone. Elle me saute aux yeux. Correction, comme je peux. Beaucoup plus tard, je reçois un message : un ami me signale une coquille. J’enrage, l’enlève – la coquille – , relis le tout ; et bute sur une phrase. Bancale ! Que faire ? Sauter l’obstacle ? Je la réécris. M’attarde sur la chute ; et abdique, vaincu ! On n’a jamais le dernier mot avec une page ; jamais un dernier point ne finit un ouvrage !
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