Coup de gueule, ce matin, à la lecture de l’édition bitteroise du Midi Libre: « Je suis la seule candidate à avoir dit que je garderai deux hôtels de Région, pour préserver un équilibre sur les effectifs et services, je donnerai des preuves… en ayant toutes les assemblées délibérantes à Montpellier également ». Signé Delga! Une candidate députée à la Présidence de la future Grande Région qui, sans doute, expliquait tout aussi tranquillement, aux électeurs de sa circonscription, avant d’entrer en campagne, que cette réforme territoriale – votée par elle – était nécessaire afin de diminuer les coûts de fonctionnement du mille-feuilles administratif.
Partie 3. Edouard Rocher, nouveau maire de Coursan depuis avril 2014, prend ses marques… et se démarque de son prédécesseur en annonçant comment il voit la gouvernance de sa commune. Il précise aussi en quoi le parti des Radicaux de Gauche, bien qu’allié au PS, tient à réaffirmer ses différences à gauche.
Les Think-Tanks, La Compagnie Riquet de Toulouse, Montpellier 2020 et Tous pour Nîmes et son Agglomération nous avaient invité à participer à la rencontre « Dessine-moi une Région », qu’ils organisaient, à Narbonne, le samedi 24 octobre 2015, au Théâtre Scène Nationale. L’accueil était assuré par le Grand Narbonne, et son Président Jacques Bascou. À noter aussi le passage de Dominique Reynié qui , en compagnie de Michel Py a assisté à une partie des travaux, le matin. Cette réunion se voulait une occasion de débattre et d’élaborer des propositions sur la fusion en cours entre le Languedoc-Roussillon et Midi Pyrénées. J’ai moi même participé – non prévu au programme – à une table ronde, l’après midi, sur le « développement économique », et eu le plaisir de retrouver nombre d’amis et anciens collègues ou collaborateurs (trices), dans la salle et sur la scène. Pour me limiter au seul thème de mon intervention » pouvoirs des Régions et développement économique et emploi », sur lequel je prétends posséder – peut-être à tort, après tout -, une longue expertise, je retiens de cette initiative qu’elle doit être renouvelée pour en approfondir ses premiers travaux. Pour, sur ce thème, au moins deux raisons. Le peu de temps qui nous fut accordé pour expliciter un propos liminaire, pour ce qui me concerne, volontairement concentré et « abrupt », d’abord; l’absence d’un cadrage général sur la loi NOTRe et la répartition des compétences entre collectivités territoriales, ensuite, chaque intervenant mettant un contenu différent dans la même notion de « développement économique », souvent con-fondue avec celle « d’emploi ». Alors, pour ceux qui n’étaient pas présent, et pour d’autres éventuellement, qu’ai-je donc essayé d’exposer.
Xavier de Maistre nous en a administré la preuve évidente : le voyageur n’a nullement besoin d’avion, de bateau ou de caravane, pour partir à l’aventure dans vingt mètres carrés ; sa chambre lui suffit. Jean Henri Fabre n’en a besoin que de deux ou trois centaines pour entreprendre son exotique exploration de l’univers des insectes ; quant à Henri Michaux, c’est dans sa tête qu’il part à la découverte de sa virtuelle Grande Carabagne. Ainsi tout écrivain authentique est voyageur ; l’un le sera au long cours, l’autre usera du moyen-courrier ; un troisième se contentera, sédentaire, de parcourir l’infini planisphère de la langue, avec ses accidents de vocabulaire, ses chemins de traverse grammaticaux, ses incidentes et ses déviations, ses subtiles et fertiles polysémies, les appels du pied de son intenable mémoire. Son texte sera d’abord un bouillon de culture où auront infusé, macéré, bouilli, des bribes venues de tous les continents confondus de l’imaginaire sapiens-sapiens, celui qui remue et gronde dans le corpus pâteux du cortex et du néocortex confondus, dont chaque texte sera venu libérer le séisme latent.
Les cinq grands candidats aux élections régionales de décembre ont été reçus, et certains plus applaudis que d’autres, par la FTRP L-R en clôture de son assemblée générale, le 20 octobre à Montpellier. Au cœur des échanges, évidemment, les moyens de relancer des chantiers alors que l’investissement public, dans des domaines où les entreprises de ce secteur dépendent de la « commande publique », baisse. Une opération de lobbying classique. Et, tout aussi classiquement, une valse de propositions irréalistes de la part de certains invités (1). Mais, ce qui frappe surtout, est la méconnaissance – restons courtois – des conséquences, dans la répartition des compétences et leur exercice, de la loi relative à la « nouvelle organisation territoriale de la république » (loi NOTRe).